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Prendre une casemate

Des héros se racontent

Prendre une casemate

Transcription
Y'avait une casemate dans un champ, et la compagnie attaquait, et on voyait le barbelé, pis on voyait le, avec le, la pancarte avec la tête de mort dessus, et on savait que c'était dangereux, que c'était miné. D'ailleurs y'avait, y'avait pas d'animaux sur le terrain. Alors c'était déjà un indice que le terrain était dangereux. Si y'avait eu des vaches, ben on… y'auraient sautées si y'avait eu des mines, hein. Alors on essaie nos Bangalore, ça c'est des tuyaux qui se connectent un après l'autre, qui sont chargés d'explosifs, et qui font sauter un réseau de barbelé. C'est pour faire un passage. Ça marche pas. Le commandant de compagnie sacre après nous autres : « Mes lâches ! » En tout cas, je laisse les jurons de côté-là. Et puis on est parti à la course. On était trois. Une section d'assaut, on était trois. On est parti à la course à travers le champ de mine. On sautait d'un bord à l'autre. Et on s'est rendu… mon, notre sergent de peloton s'est rendu à la porte de la casemate, y'a fait ouvrir la porte, et en dedans y'avait à peu près une quinzaine de, d'Allemands qui étaient habillés, tout prêts à se rendre, hein. Ils voulaient se constituer prisonniers. Alors, ce qui est arrivé, ben, ils ont suivi notre, notre sergent, on est allé rejoindre le commandant de compagnie, pis en passant le sergent a dit : « Ce sont vos lâches qui reviennent, alors voici le résultat de notre travail. »
Description

M. Boivin un des hauts faits de guerre accompli par ses compagnons et lui.

Adrien Boivin

Ayant acquis de l’expérience militaire en tant que réserviste, c’est comme instructeur que M. Boivin commence sa carrière militaire professionnelle; il est alors spécialiste en gaz toxiques (gaz de guerre). Engagé avec le Régiment de la Chaudière, il est stationné à divers endroits au Canada (Rimouski, Valcartier, Lauzon), mais à titre de volontaire, il se retrouve assez rapidement dans un dépôt d’effectifs en Angleterre, en 1943. À la mi-juin 1944, quelques semaines après le jour J, il est envoyé au front comme renfort pour le Régiment de Maisonneuve. C’est là, dans un peloton de pionniers, qu’il apprend le métier de démineur, qu’il pratique jusqu’à la fin de la guerre. Il se rend jusqu’aux Pays-Bas, est fait prisonnier puis libéré, avant d’être rappelé en Angleterre afin de former de nouvelles troupes de renfort. C’est là qu’il vit la fin de la guerre. Il quitte la vie militaire en 1946. Depuis, il est retourné plus de vingt fois en France afin de retrouver de vieilles connaissances de guerre et prendre part à diverses activités de Souvenir.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
1:28
Personne interviewée :
Adrien Boivin
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Branche :
Armée
Grade militaire :
Caporal

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