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Description
M. Dallain raconte sa libération et son retour au Canada.
Transcript
Non, on n'était pas tellement au courant. Pas du tout même. Vers la fin d'la guerre, on a commencé, là, à avoir des nouvelles. Et puis, lorsqu'on voyait v'nir les avions... les gros bombardiers, les porte-avions, les p'tits avions qui v'naient des porte-avions, là, on savait que la fin approchait. On se d'mandait si on était bons pour continuer. Mais, un pilote américain est arrivé au début, après qu'on s'est identifiés, et puis, il nous a donné toutes les nouvelles des derniers quatre ans et puis, il nous a dit qu'on était pour lâcher des provisions dans l'air, pis tout ça tsé. Mais, éventuellement, on nous a mis à bord d'un train, on est descendu… on est descendu à Yokohama, près de Tokyo, pour prendre un bateau américain.
Interviewer: Et ce bateau vous amenait où?
Bien du, de Yokohama, c'étaient des bateaux de guerre. Et puis, on est allés de là à l'île de Guam. C'est, c'est de là où on partait souvent avec des gros bombardiers, des B-29. Ils en avaient à perte de vue sur l'île des B-29. C'pas croyable les Américains comment s'qu'étaient organisés. Quand on pense, c'est à huit, 8 000 milles de chez eux. Puis, c'était à perte de vue les tanks, puis les bombardiers. On a été là trois, quatre jours dans un, un camp hôpital à se reposer. Et puis, ouais… De là, on est allés par le, encore par le même, le même navire à, à Hawaï où on a été un autre trois, quatre jours. De là à San Francisco, de San Francisco par train à, à Seattle, Seattle à Victoria sur l'île de Vancouver, là dans un camp hôpital canadien où on a pu r'cevoir là toute l'information qu'y nous fallait pour s'intégrer de nouveau dans la société.