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Description
M. Gautreau nous offre une description détaillée, non seulement de l’équipement du parachutiste mitrailleur, mais également de ses fonctions lors d’une mission dangereuse.
Transcript
Notre peloton, on était les mitrailleuses, les gros machine guns qu’ils appellent, que tu t’assoies derrière puis que tu tires. Puis c’est un gros, une belt de cartouches qui tient 250 balles, et puis c’est gros, c’est dur à sauter avec. Parce que, y’en a qui ont eu de la misère comme ça. On avait un gros sac sur notre jambe, puis tout était mis dans le sac, comme, le fusil. Le gros machine gun était divisé en trois parties; y’avait la base, le tripod, puis le fusil, puis là, y’avait une boîte pour tenir de l’eau. C’était un air cool. Et puis, un saute avec la canisse d’eau, l’autre saute avec le fusil, un autre saute avec le tripod. Puis il a fallu qu’ils se rencontrent pour mettre tout ça ensemble. Puis, nous autres, on est derrière avec la munition. Ça fait que c’était pas mal difficile de sauter avec ça, c’était tellement pesant. La responsabilité de notre peloton, c’était la munition, parce qu’il fallait savoir tout à l’égard du fusil, oui. Et puis moi, j’étais un des gars qui avait la munition; j’avais quatre boîtes de munition dans mon sac quand on a sauté. Et puis chaque boîte pesait 15 livres, et ça fait... c’était une soixantaine de livres déjà, et puis notre fusil. Et puis on avait une pelle, puis on avait un pique et puis notre pack, puis nos rations, et ça fait un sac. Y’a des gars qui pouvaient pas sortir de l’avion, fallait les pousser parce que y’avaient... le sac était plus pesant que nous autres, même. Ça fait que ca faisait... même, on avait un photographe dans l’avion et puis un prêtre, puis ils sont morts tout les deux. Ils étaient les derniers à sauter, puis ils nous aviont dit qu’on a seulement un tel champ à sauter dedans, après ça c’est des mines, et puis on sait pas qu’est-ce qui va arriver. Avant qu’on a pu sortir, y’ont tombé dans les mines puis ils se sont fait tuer. Ça fait que... on était seulement 20, 20 par avion. On a... même la journée qu’on a parti, on a parti le soir, nous autres on a sauté à minuit, et puis on a parti vers... oh, je pense, 11 heures et demi. Et puis l’avion que moi j’étais dedans - on était tous parés, on était assis dans l’avion et puis l’avion n’était pas commencé là - puis là, le pilote est arrivé puis il dit : « L’avion, y’a quelque chose qui va mal avec l’avion, et on peut pas... faut débarquer et prendre un autre avion. » Y’ont amené un autre avion, puis dessous l’avion qu’on avait, y’avait une grande canisse là pleine de munition. Et puis quand on était prêt à sauter, le sergent a sauté derrière moi puis il a pesé un bouton, puis ça, ça tombé en même temps que moi. Puis quand on arrive à terre, moi, il a fallu que je le trouve puis je l’emporte à notre rendez-vous. Et puis, on n’a pas pu emporter ça, ils l’ont échappé là à terre et puis on n’a pas eu le temps de le mettre sur l’autre avion parce qu’il fallait partir. Ça fait, j’ai as eu besoin de la chercher. Les fusils étaient vieux, eh. On avait beaucoup de fusils qui étaient vieux. Par exemple, y’avait des... les officiers avaient des pistolets qui étaient des 45 comme les Américains. Mais, éventuellement, y’ont changé ça à des 9 mm qui étaient plus nouveaux, puis c’était plus efficace, oui. Et puis les, nous autres, les fusils, finalement, on a eu les meilleurs fusils et puis... Nous autres, c’était d’une manière qu’on avait les nouvels équipements plutôt que les autres. Parce que, ils pensaient qu’on était les élites des forces armées. Et puis, même ils nous donnaient 75 cents de plus par jour pour sauter.