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Description
Lors de sa toute première mission, M. Lafrenière a évité tellement de tirs de batteries antiaériennes qu’il se juge miraculé d’y avoir survécu.
Transcript
J’ai eu peur tout le temps. C’est pas... c’est normal, je pense. Je peux vous dire que où j’ai eu bien peur c’est la première fois que j’ai été en mission. Mon Group Captain, il dit : « On s’en va et c’est votre première mission. ». Il dit : « Ça va être facile. ». J’ai dit : « C’est une pratique, ni plus ni moins. ». Alors il m’embarque avec un autre bonhomme puis lui est le pilot, puis moi je suis à côté – parce que moi là je vais être pilote tout à l’heure, tu sais – puis on s’en va. On traverse la Manche et puis on... nous autres on était pour déposer des missives aux Français leur disant, « Bien écoute, on s’en vient puis essayez de trouver une place. ». Puis, en tout cas. Eux autres, évidemment, ils étaient contents de voir ça, probablement. Mais il y avait des Allemands qui nous tiraient dessus... et pas à peu près. Moi, j’ai jamais vu autant de choses antiaériens que ça. C’était épouvantable! Un nuage... c’était... là j’ai eu peur... c’était épeurant! Parce que j’étais debout, puis je voyais tout.Intervieweuse : Vous étiez debout dans l’avion? Ah, j’ai trouvé ça épouvantable. J’ai dit: « Ça, ça c’est la guerre. ».Intervieweuse : C’est un miracle que vous...? Oui, oui, c’est un miracle, parce qu’il y a bien du monde qui s’est fait descendre.