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Description
Selon M. Côté, certains pilotes avaient une prémonition de la mort. Il nous le démontre au fil d’une émouvante histoire de camaraderie.
Transcript
On a eu des shows qui étaient durs. Comme un soir, j’avais deux confrères qui se sont frappés, ensemble. Il y en a un qui est revenu, un qui est pas revenu. On a trouvé les mitrailleuses du mid-upper gunner dans le ventre de l’autre avion. Un nommé Lacaille; il est à Montréal. Le gars qui s’est fait descendre, c’est un gars nommé Laporte, puis Tétrault, un navigateur. Le navigateur chez nous, René Jutras, quand il va en Europe, il va toujours les voir. Il va sur les tombes de ces gars-là. C’était des bons amis. Puis Eddie Laporte, ce jour-là, il m’a dit : « Je me suis acheté un bicycle à gazoline. » « Ben, c’est correct, je voulais justement acheter un bicycle. » Il dit : « Je vas te le vendre, je n’en ai plus besoin. J’ai une motocyclette.» Ça fait que, il dit : « 10 livres. » J’ai dit : « T’es fou, toi ? 10 livres ! Ça ne vaut pas 5 livres. » C’est ci, c’est ça, puis on s’obstine en badinant, tu sais. Il dit : « Jacques, demain, tu le prendras. C’est à toi. Je te le donne. » Là, j’ai compris qu’est-ce qu’il avait. J’ai dit : « Come on ! ». Ça fait que, c’était ben ça. Il s’est fait descendre et ils s’est fait tué. Les prémonitions, il y en avait beaucoup. Le padre, il me disait : « Toi, tu n’as jamais la prémonition, toi. Tous les gars qui se sont faits descendus, ils étaient venus me le dire. »