Sens d’appartenance

Warning!

This video is only available in French.

Warning!

This video contains graphic content that may offend some viewers. Viewer discretion is advised.

Video file

Description

M. Lachapelle ne pense pas que les jeunes d’aujourd’hui connaissent assez leur pays pour vouloir le défendre.

Maurice Lachapelle

Maurice Lachapelle est né à Gracefield, Québec, en 1939. Impressionné par les nombreuses médailles de son beau-père, monsieur Lachapelle suit les pas de celui-ci et s’engage dans la réserve de la marine où il pousuit des études en dessin industriel. Il y reste deux ans. Par la suite, ayant atteint l’âge de dix-sept ans, il rejoint la marine active en tant que matelot, première classe, et entreprend des études en génie mécanique. La Guerre froide l’amène à bord du NCSM Lauzon, navire à la recherche de forces soviétiques dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Passionné par la marine, il dévoue volontairement de son temps libre à entreprendre diverses tâches. C’est à bord du NCSM Bonaventure qu’il participe à la mission de paix United Nations Emergency Force (UNEF) qui a pour but la supervision du retrait des troupes françaises, britanniques et israéliennes du désert du Sinai lors du conflit du canal de Suez, Égypte.

Transcript

Interviewer : Qu’est-ce que vous en ressortez le plus de toute votre...Ma petite carrière dans marine là ? Bof, bien c’est... j’ai appris beaucoup de choses. Je pourrais pas commencer à tout éliminé... tu sais... éliminé c’est pas le bon mot-là, mais tout dire les choses qui... que j’ai trouvées intéressantes et fascinantes... Tout, tout, tout m’intéressait. Tout me fascinait parce que je volontairais pour tout, tu sais, je volontairais pour tout moi. Donc j’ai toujours été intéressé pour tout.Interviewer : Si vous auriez à parler à une classe de jeunes à une école, qu’est-ce que serait la chose que vous voudriez qu’ils se souviennent? Bien... ouais, ça c’est intéressant, c’est une bonne question. C’est que les jeunes aujourd’hui, ils ont pas le sentiment d’appartenance, comme... Ils ont pas le sentiment de connaître leur pays, ils connaissent pas leur pays assez pour avoir un goût de défendre le pays comme on avait nous dans le temps à cause qu’on venait de sortir d’une deuxième guerre pis on avait un sentiment de défendre notre pays tant que ça. Là... à cause de ça, tu sais, pis pas à cause d’autre choses, à cause de ça. Bon, ce qu’on avait apprit à l’école c’était toujours à cause de ça, donc on avait grandit avec nos parents qui étaient allés à la guerre, nos oncles pis tout ce monde-là qui étaient allés à la guerre, la Deuxième guerre. Donc nous autres on a grandit, on est arrivé à un âge pour entrer dans les forces, c’est ça qui était notre but, d’aller servir notre pays et puis c’est ça que c’est. Je pourrais pas arriver pis dire à un classe de jeunes - j’vais répondre à ta deuxième question c’est ça - je pourrais pas arrivé à une classe de jeunes pis dire « O.K., je vais tout vous expliquer ça. » Je pourrais pas, c’est pas un chose c’est multiples choses.Interviewer : Pourquoi est-ce que vous croyez que le sentiment est différent auparavant que maintenant ? Ah bien, il n’y a plus de sens d’appartenance là. Les jeunes ont perdu le sens d’appartenir... Les valeurs ont changé, les moeurs ont changé, tout a changé, toutes les valeurs ont changé. Donc depuis même une vingtaine d’années ça a changé tant que ça. Pis encore là, il faut aller voir les familles là, le pedigree de chaque famille si il y en a beaucoup dans les familles qui on fait les forces armées, là tu vas voir les jeunes eux autres aussi vont dire « Bon, O.K. mon oncle, ma tante, mon père, mon grand-père ils on tous fait ça, bien moi je vais le faire moi aussi. Bon là ils vont le faire. Mais si t’as pas eu ça avant, si t’es d’une famille qui a jamais eu de ça, bien tu le feras pas. Ils ont pas le sens d’appartenance. Si tu viens d’un famille qui a fait des forces armées, bien tu vas toujours avoir le même sens d’appartenance. Ça se divise à peu près comme ça. Puis il y en a de moins en moins. On le vit ici à la Légion, on le sait, tu sais, comment que c’est. Il y a de moins en moins de gars qui font les forces armées.

Meta Data