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Description
De la ville embrasée aux carcasses de chevaux et aux cadavres de soldats allemands parsemés dans les champs, M. Arsenault nous raconte sa traversée de Falaise.
Transcript
Après Bailleul, on s'en a revenu à Bény-Sur-Mer, où est-ce que... Puis après ça on a été par Falaise. Puis c'est la même chose... un matin, ils m'ont dit « Tu viens avec nous autres. » Il y avait une section qui allait dans Falaise, puis ça brûlait, les bâtisses brûlaient encore puis tout ça. Puis il y avait... une lot de quoi, là.
Intervieweuse : « Qu'est-ce que vous avez vu? Comment est-ce que vous... ? »
Je peux commencer par dire le plus beau. Il y avait des chevales parce que les Allemands, ils avaient des chevales avec eux. Ils avaient des chevales de morts là, avec des beaux harnois. C'est ça j'ai vu le premier. C'est ça qui me faisait le plus de tord. C'était pas le cheval; c'était le harnois. Des beaux harnois sur eux, puis ils étaient morts. Puis d'autres endroits c'était pas des chevales, c'était des...
Intervieweuse : « C'était les soldats canadiens? »
Non, c'était des Allemands, ouais. Puis il y avait un... j'avais été là... il y avait un vieux sergent. Il était vieux, peut-être ben dans les quarantes là, puis il marchait en avant de moi. Puis bientôt il y avait un Allemand couché là, puis il avait été là quelques jours aussi. Puis quand il a arrivé à lui, il a passé pardessus... marché par dessus. Puis quand j'ai arrivé - il savait que vite j'arriverais à lui - je l'ai vu, il s'est reviré pour regarder... moi, j'avais fait le tour [du soldat mort].
Intervieweuse : « Qu'est-ce que.. comment vous vous êtes senti quand vous avez vu tous ses Allemands là, par terre là, comme ça? Il devait en avoir beaucoup, hein? C'était une grosse bataille, la bataille de Falaise. »
Ouais, il y avait... C'est pas que j'en ai vu tant que ça, but... il allait... cette journée-là... J'avons été de là [...] à une tank qui était arrêtée là. Ils voulaient ramasser de quoi dedans... c'est ça qu'ils voulaient faire. So ils venaient avec eux. Moi, fallait faire sûr qu'ils aient à manger... c'était à moi... je regardais après leur manger, parce que j'étais avec eux pareil.