Vie sociale

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M. Côté raconte ses sorties et ses congés en Grande-Bretagne.

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Non, je me souviens bien qu'à la 8e Brigade on avait là occasionnellement une danse organisée au quartier général pour les officiers, qu'on avait des sorties quoi, on allait quand même de temps à autres à Londres. On n’aimait pas beacoup aller à Londres dans un sens parce que c'était assujetti à des tas de bombardements et il était mieux de ne pas être là la nuit. Mais, on avait des rencontres à Ryget, différents endroits dans le Surrey, Sussex, etc, Horsham. On se créait des amis. Et, la vie était relativement agréable dans ce sens-là. Remarquez que les troupes canadiennes et les troupes en général en Angleterre étaient des coqs en pâte. On était bien nourris et tout le reste, on n’était pas assujetti au rationnement de la population civile. C’est la population civile qui souffrait, pas nous les militaires. On avait une vie fort agréable et les gens qui nous reçevaient, on pouvait leur donner du chocolat, de temps en temps toutes sortes de petites confiseries ou autrement qu'on recevait du Canada. On recevait, dans le temps c'était des cigarettes en quantité parce que c'était à la mode. Imperial Tobacco fournissait les cigarettes à bon marché aux parents pour nous intoxiquer à l'autre bout. Pas aujourd'hui qu'on dirait ça mais dans le temps c'était tout à fait la mode et les cigarettes étaient très bienvenues chez nos amis anglais. Non, la vie pour les militaires malgré l'entraînement qui n'avait pas été absolument, d'un grand, d'une grande intensité, la vie était bonne pour les militaires canadiens et surtout on nous reçevait très cordialement. Interviewer : Est-ce que vous avez eu l'occasion de prendre des congés, est-ce que ça existait ça ? Ah oui, oui. Les premiers congés, les premiers souvenirs de congé c'est lors, lorsque j'étais, je m'excuse, adjudant du 22e au mois d’avril 1940. Quelques-uns de nos soldats étaient allés en Écosse, et puis ils étaient revenus avec des rapports extraordinaires. Il faut se rendre compte que Londres c'est pas le milieu le plus chaleureux. Les gens qui s'occupent des bureaux, etc, à Londres, ils viennent souvent par train, retournent chez eux, veulent la paix, et puis ‘dérangez-nous’ pas. Tandis que quand les Écossais à Edinburgh par exemple voyaient l’étiquette ‘Canada’ sur notre épaule, « Welcome Canadians ! » Et ils nous recevaient admirablement L'autre chose c'est que, en Écosse, il y avait beaucoup pour attirer les Canadiens-français. Il y avait des genres de tourtières, les gens prennent bien un coup de whisky, on était fort bien accueilli, et s'il y avait des contraventions c'était la Cour du (inaudible) écossaise qui s'occupait de ça. Alors on avait au Canada, au Québec, au Québec on avait la Cour du (inaudible). Alors les Canadiens-français se trouvaient tout à fait à l'aise en Écosse. Ah bien là, la fois suivante je pense bien que cinquante pour cent de la troupe est allée en Écosse. Moi j’y suis allé puis même en Irlande. Il y avait moyen de, de faire ça quand on avait des congés, alors c'était pas désagréable.

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