Préparatifs de l'artillerie

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M. Côté se souviens de Uncle Stanley, un artilleur hors pair.

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On avait un brigadier-général d'artillerie qui était vieux; y’avait 43 ans, j’pense. Y’avait vu la fin de la Première grande Guerre. C'était un artilleur de premier ordre, et on l'appelait tous Uncle Stanley. Y’était vieux. Nous autres, aye, 28, 29 ans, des freluquets. Mais Stanley avait décidé que, contrairement à ce qui s'était avéré lors de la Première Guerre où les artilleurs, des fois, avec un barrage en marche, manquaient leur coup et lassaient tomber les obus sur les fantassins. Il avait décidé que ça ne se passerait pas ainsi pour ses 4 régiments; 96 canons c'est quelque chose. Alors il les avait fait placer, ces 96 canons et ces 4 régiments, sur les South Downs avec des munitions vives. Là, il prenait les artilleurs d'un régiment et puis les mettait devant les 72 autres canons, là où tombent à 200 mètres en aval du lancement des obus, de ces 72 canons, mais en munitions vives. Alors fallait faire ça à chacun des régiments qui ont subi les feux des artilleurs face en avant des fantassins dont ils jouaient le rôle. Bien, à compter de ce moment-là, y’a pas eu de coup à cour de nos artilleurs. Alors ça c'était ça une parti des préparatifs.

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