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Description
À l'écoute de cette capsule, nous retenons deux leçons : ne jamais dire à vingt pilotes de chasse (même en entraînement) d'abandonner un avion, et, comment se remettre d'un écrasement.
Transcript
On était à peu près à 45 minutes de Greenwood, il y avait un DC-3 qui nous amenait là; comme je disais tout à l'heure, on était une vingtaine. Un des pilotes sort de sa cabine : « Préparez-vous à jeter toutes vos valises. Nous venons de perdre un moteur. » Ça fait que là, on lui a dit : « Hey chum, ça va être vous deux en avant qui allez débarquer! On est capables de la conduire cette affaire-là, nous autres, puis on va se rendre. » Ça fait que, whoops, il ressort à peu près dix minutes après, il dit : « On maintient notre altitude avec un moteur »; ça fait qu'on s'est rendus finalement. Mais cette histoire de nous faire jeter les valises, il aurait débarqué avant nous autres, certain... Parce qu'un Dash, c'est comme un vieux bicycle, il n'y a rien là. De toute façon, c'est pas tout ce qui s'est passé à Greenwood : j'ai eu mon premier crash. On était en formation de 12, j'étais dans le milieu, dans la rangée du milieu, le deuxième, puis je reculais, whoop, il n'y a plus rien qui marche. Ça fait que je dive pour m'ôter de dans les jambes, pour faire de la place aux autres. Le timing gear avait strippé; ça fait que là, il n'y avait plus rien, il n'y avait plus de feu, ça fait que là, mon moteur était kaput. Ça fait que je regardais une place pour atterrir, puis au Nouveau-Brunswick, dans l'ouest là, c'est montagneux pas mal, puis tout d'un coup, je vois un petit champ. Good enough! ça fait que j'ai atterri sur le ventre dans ce petit champ-là. Mais là, j'étais miles from nowhere. Ça a pris, je pense, deux heures avant qu'un véhicule militaire se montre la face parce que par radio, ils ont communiqué où j'étais, puis ils ont envoyé quelqu'un me chercher. Tous les chums qui étaient dans la formation avec moi, il a tous fallu qu'ils me paient une bière puis ha, ha, ha, puis ta, ta, ta. Ça fait que je me suis couché, j'étais de bonne humeur, très de bonne humeur. Puis j'ai réalisé que c'était la meilleure cure pour oublier un écrasement, le choc de l'écrasement. Le lendemain matin, - quand tu te couches, tu dors parce que t'es packeté - le lendemain matin, t'as mal à la tête un peu, mais tu rembarques tout de suite dans un autre avion, right away. Mais là avec l'oxygène pur là, tu reviens 100 milles à l'heure. Ça fait que dans un autre crash que j'ai eu plus tard, ça a été les mêmes remèdes, puis ça fonctionne très bien.