Défilé de la victoire à Berlin, après la guerre

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M. Faribault raconte qu'il a été choisi pour faire partie d'un bataillon spécial qui se rendrait à Berlin assister au défilé de la victoire, à la fin de la guerre. Il a trouvé pénible de voir Berlin parce que tout avait été détruit. Il était bien logé et il s'est quand même bien amusé pendant trois semaines.

Transcript

C'était la fin de la guerre. Puis là, il y a un de mes soldats qui dit : « Ça parle au maudit, on va être obligé de frotter nos bottines. » Après que la guerre a été finie, on a été posté dans un petit village en Hollande qui s'appelait Rijssen. Les soldats logeaient dans une usine puis, nous autres, on était logé dans des familles. Puis là, le gouvernement a décidé qu'il formait un bataillon spécial pour aller à Berlin, faire le défilé de la victoire, comme les Allemands avaient fait à Paris. Le colonel Dextraze avait décidé lui... il signait pour aller au Pacifique. Alors, ils ont demandé qui voulaient aller au Pacifique. On s'en retournait tout de suite au Canada, mais moi ça ne m'intéressait pas du tout. Alors lui, il est parti puis, c'est le second en commandement, le major Roy, qui a été nommé colonel, puis Laurent Roy était (inaudible). Quand ils ont formé... le gouvernement a demandé une... deux compagnies des Fusiliers Mont-Royal, deux compagnies du South Saskatchewan puis deux compagnies d'un autre régiment, pour former un bataillon qui se rendrait au défilé de Berlin. Puis, Laurent Roy a dit : « Moi je suis correct, je vais envoyer les gars qui se sont battus, qui ont fait pas mal de temps. » Alors, il a choisi ses officiers, et j'ai eu le privilège d'aller à Berlin pendant trois semaines. Mais, la journée du défilé, je n'ai pas fait le défilé parce que j'avais été nommé officier du jour, puis officier du jour, il faut être au bureau au cas où quelque chose arriverait. C'est lui qui est responsable de... puis ça arrive une fois par... quand il y a douze officiers ou quinze officiers, ça arrive une fois tous les 10, 12 jours. Mais ça a tombé cette journée-là, ça fait que je n'ai pas fait le défilé. Mais, à Berlin, c'était pénible à voir parce que c'était détruit. Puis, ils... on voyait les femmes, cinquante femmes alignées là qui ramassaient une brique, puis ils se la passaient pour empiler. Il fallait qu'elles travaillent; si elles ne travaillaient pas, elles ne mangeaient pas. Nous autres, on était logé dans... quand on est arrivé là, le colonel Coffin, qui était le commandant du régiment, à ce moment-là, special regiment, il choisit un espèce de château, une maison dans le genre des grosses maisons de Westmount, dans la montagne. Il en choisit une pour faire ses quartiers généraux, le mess des officiers, puis le logement des majors. Puis, nous autres, il nous loge dans des duplex un peu partout, les lieutenants. Mais, quand il choisit cette maison-là, la madame qui reste là, elle dit, et le colonel dit à l'interprète : « Dis à la madame que dans une heure, on rentre puis on prend sa maison, puis il n'y a pas de peut-être bien, c'est ça. » La madame dit: « Si vous prenez ma maison, je vais me pendre dans ma cour comme mon mari s'est pendu quand les Russes sont rentrés. » Le colonel Coffin dit à l'interprète : « Dis-lui de se dépêcher de se pendre parce que dans une heure on rentre. » Elle ne s'est jamais pendue. Dans le... à Berlin, on n'avait rien à faire en attendant le défilé. On allait... on amenait les hommes au terrain des olympiques puis, il y avait la piscine, il y avait toutes les installations. Mais, nous autres, dans notre logement, on avait... on demeurait dans un duplex; les capitaines en bas, puis les lieutenants en haut. Mais, on avait un gars qui était spécial un peu. Il s'en va à une brasserie en Allemagne, à Berlin, avec une interprète, puis il dit, à la brasserie, il dit : « On veut avoir de la bière. » Alors, la brasserie venait nous livrer un baril de bière à tous les jours... dans la cuisine; on avait le baril de bière puis ça nous coûtait rien.

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