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Description
M. Turcot raconte qu’en Angleterre il a dû faire de la reconnaissance pendant près d’un an. À l’automne de 1940, il y a eu des bombardements intenses par les Allemands; les avions tombaient partout. La division de M. Turcot est demeurée à Caterham pendant 18 mois.
Gilles Turcot
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Transcript
Et puis là est arrivé Dunkerque. La 1re Division du Canada était la seule division complètement équipée qui restait en Angleterre. Alors on s’est mis à se promener - il y a des gens qui appelait ça McNaughton Circus (« McNaughton », c’était le général McNaughton qui commandait la division) - pour indiquer aux avions qui venaient faire de la reconnaissance qu’il y avait des troupes. Alors on bougeait, on a bougé pendant je ne sais pas combien de temps. Toute la division, d’une partie de l’Angleterre à l’autre partie, un petit peu partout. Et puis éventuellement, rendu à l’automne, les gros bombardements ont commencé. Le régiment a été renvoyé à Caterham, plus proche de Londres parce que la division, la 1re Division, était la division de réserve s’il arrivait quelque chose pour s’en aller dans n’importe quelle direction. Alors comme officier du transport, j’ai eu la job de faire des reconnaissances, puis j’en ai fait pendant tout l’été 1940. J’ai dû faire 50 000 milles. Ils avaient enlevé les enseignes pour les routes, il n’en n’avait plus, fallait lire la carte. On était rendu au point où on reconnaissait les routes par les pubs : « Il y avait un tel pub au coin là; on tourne à droite. » Et puis à l’automne, on a déménagé à Shire tout près de Guildford, puis c’est là qui est venu le plus gros bombardement en plein jour d’à peu près 200 bombardiers allemands qui étaient rendus presqu’à Londres. Puis un moment donné, il est sorti trois Spitfires qui sont descendus là-dedans. Ç’a brisé la formation. Puis il y a des avions qui se sont mis à tomber ici et là. Il y en a un qui a tombé dans nos lignes à Shire, et puis là tous les soirs c’était les bombardements à tout casser. On est retourné à Caterham. On est resté longtemps à Caterham. On a dû rester là pendant à peu près 18 mois, je pense. On était - il n’y avait pas de casernes là - on était dans les maisons ici et là, éparpillés. Mais c’était proche de Londres, alors on avait tous les soirs, l’alarme pour les raids sonnait, mais on était venu au point, on n’avait pas de shelters nous autres, on restait dans la maison.