Warning!
This video is only available in French.
Warning!
This video contains graphic content that may offend some viewers. Viewer discretion is advised.
Description
M. Turcot parle des différentes personnes qui commandaient le régiment auquel il appartenait, et surtout du lcol Bernatchez. Il est heureux lorsqu’il apprend que celui-ci prend le commandement. Il parle du temps où le bataillon s’est retrouvé sur la rivière Senio en Italie et que les Allemands étaient tout près.
Gilles Turcot
test
Transcript
C’est les trois seuls ça qui sont partis avec le régiment en 1939; tous les autres sont morts.
Intervieweur : Alors là, il y a eu l’arrivée de Bernatchez; vous le connaissiez avant, oui?
Ah, oui.
Intervieweur : Oui, alors parlez-nous donc de son arrivée; il prend la charge, là c’est un gars qui prend charge... le premier mois du règne Bernatchez?
Bien non. Oui. Ce qui est arrivé, c’est que, c’était Old Man Poirier qui a remplacé Flynn. Puis Old Man Poirier est tombé malade, puis là on a eu une période inquiétante parce que le major Payant était le major senior. C’est lui qui commandait la compagnie « D ». Et puis Paulo était allé au Senior Officers’ School pour les commandants, puis il avait eu un maudit bon rapport. On espérait que ce serait Paulo, mais on savait pas. Alors on a passé une période assez longue, ç’a été pas mal longtemps que c’est Payant qui commandait, toujours en espérant que Paulo le serait. Puis un moment donné la nouvelle est venue que c’était Paul Bernatchez qui prenait le commandement, puis ils ont renvoyé Payant ailleurs. Je ne sais pas où est-ce qu’il est allé. Bien là les affaires se sont mis à changer un petit peu, puis à pousser. Puis Paulo était beaucoup plus strict sur l’entraînement, puis en faire plus, puis plus tough, mais ça allait bien. Tout le monde... il avait le support de tout le monde, Bernatchez - il était très populaire. D’ailleurs, c’était un homme très courageux, puis très brave à part de ça, un peu trop brave comme question de fait. Quand on était sur la rivière Senio en Italie et que je commandais dans le temps, Jean était à [Inaudible] et puis on était de ce côté-ci de la rivière, dans le vent de la rivière là, puis de l’autre côté de la rivière, bien c’était pas très large, les Allemands étaient là. On pouvait les entendre parler. Le jour de l’An, il visitait les compagnies, puis il arrive, puis il se lève debout sur le banc : « Colonel! Maudit, descendez de là, descendez de là. » Il dit : « Je suis correct. » Puis il a regardé pendant quelques minutes, puis il est parti. Quand on est revenu à mon quartier général, le mot est venu, il y a un gars qui avait fait la même chose et il s’est fait tuer.