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Description
M. Lafrance explique pourquoi il a voulu voir l’Europe après y avoir passer trop de mois au front.
Transcript
Interviewer : Est-ce que vous avez eu la chance de penser d’aller en Corée ? Voir ça ? D’aller...Intervieweur : D’aller... parce que là vous avez dit...Non. Non. Non. Ça non. Non. J’en avais assez là. Tu veux dire après, quand je suis sorti de là ? Oh non. J’en avais assez. Je ne voulais plus voir le front là. Ce n’est plus le front que je voulais voir, c’est du pays. Hein ? Dans mon esprit là, j’avais aucune attache chez nous, si tu veux, bien mais parents, OK là. Mais cette petite fille là, je ne pensais pas à elle dans le temps, quand j’étais là-bas, là. C’était fait ça, là. Tu sais ? C’était des souvenirs du passé, hein. Mais, j’avais aucune raison de m’en revenir au pays vite fait, hein. Puis j’avais la chance de visiter l’Europe. Appelons ça au... voyons, au crochet de l’État si tu veux, hein ? Donc, j’étais déjà en Europe puis je pouvais visiter, hein, comme que je voulais. On ne payait même pas sur les trains. On payait pas nulle part, tu sais. On était libre. Ça fait que, j’en ai profité. C’était plutôt ça mon, mon but si tu veux. Mais le front, je ne voulais plus en voir de ça. J’en avais mon maudit voyage de ça. Ouais... Parce que, tu sais quand la guerre a fini, je m’en allais, j’étais dans l’aéroport d’Odenberg, puis on se préparait à aller attaquer Wilhelmshaven, à marcher sur Wilhelmshaven, si tu veux. Un port de mer dans le Nord de l’Allemagne (sic), hein. On n’est pas allé, on savait, mais on attendait...On savait que ça signait puis... mais quand même c’est là qu’on était quand ça a fini. Ça c’était le 8 mai, ‘45.