Mes premières impressions

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Description

En arrivant en Corée, M. Boutot voit des choses qui le touchent et des choses qui le troublent.

Roland Boutot

En 1950, Monsieur Boutot joint l’armée à l’insu de ses parents, il a vingt ans. La vie de soldat le fascine. Adolescent, pendant la Seconde Guerre mondiale, le monde militaire l’appelle. Comme il le dit lui-même, « j’avais ça dans le sang ». Après une formation militaire à Fort Lewis (É.-U.), il se retrouve donc en Corée au sein du 2e bataillon du Royal 22e Régiment. Malheureusement pour lui, il est blessé après dix mois au front, lors de la bataille de la cote 355, et sa carrière militaire est écourtée par la sévérité de sa blessure.

Transcript

Quand j’ai arrivé en Corée, ben là j’ai ri pas mal. Là j’ai trouvé ça drôle pas mal parce que la mentalité des gens là-bas… eux autres… ils ramassent leurs… autrement dit, leurs excréments pour… pour le riz, faire de l’engrais. Pis je riais, pis ça avait pas de bon sens !En tout cas, là on a débarqué pis là ils nous ont mis des, des, des couronnes de fleurs dans le cou, pis y’avait de la musique américaine, pis… en tout cas là j’ai oublié ça un peu.Et puis… mais je trouvais ça drôle un peu les gens, voir les gens arrangés comme ça, habillés de cette façon-là, faire leurs affaires le long du chemin, écrasés pis… en tout cas. Ça m’a pas mal… déçu ça. Je pensais pas que c’était comme ça. Puis réellement là… je trouvais que ça faisait dur. Ça faisait dur pis le monde était pauvre, courrait après nous autres. Il voulait avoir ci, il voulait avoir ça. Fait que c’est ça, en gros là, quand j’ai arrivé à Pusan, Corée là, c’est ça qui m’a frappé le plus. C’est de voir les gens aller là, pis… la misère noire qu’y’avait, qu’y’avait dans ce coin-là.

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