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Description
Au fond d’une tranchée, la nuit, l’imagination peut parfois jouer des tours.
Roland Boutot
En 1950, Monsieur Boutot joint l’armée à l’insu de ses parents, il a vingt ans. La vie de soldat le fascine. Adolescent, pendant la Seconde Guerre mondiale, le monde militaire l’appelle. Comme il le dit lui-même, « j’avais ça dans le sang ». Après une formation militaire à Fort Lewis (É.-U.), il se retrouve donc en Corée au sein du 2e bataillon du Royal 22e Régiment. Malheureusement pour lui, il est blessé après dix mois au front, lors de la bataille de la cote 355, et sa carrière militaire est écourtée par la sévérité de sa blessure.
Transcript
Nous autres on connaissait pas leurs cimetières. C’était… Eux autres y’enterrent leur monde, ils font une bosse. Ils prennent leur monde, il le mette su’à terre pis après ça ils prennent la terre à côté pis ils font un… un genre de bosse avec. Ça c’est ça qui est leur monument.Fait que nous autres, les premiers temps, on connaissait pas ça. Fait que notre lieutenant arrive pis il dit : « Bon, à soir on couche ici. » Il dit : « Vous couchez –dedans là. » Fait qu’on commence à creuser pis on trouvait des os de, de, de Chinois. Je vous dit qu’on avait peur en tabarouette ! Pis là on mettait notre pancho (sic) là, on avait un pancho (sic), pis on mettait ça sur le trou. Pis là on s’assisait dans le fond de notre tranchée, pis c’est là que… Ah ben là, on faisait nos prières c’est vrai ! Là, moi, moi j’l’ai faite en tout cas.Et puis dans notre imagination, on avait assez peur qu’on pensait que les Chinois crawlaient devant notre trou la nuit, qui passaient. On s’imaginait … on en entendait, on entendait. On aurait dit qu’on entendait des Chinois crawler, passer en avant du trou. Il n’avaient pas, mais la… t’sais le stress pis la peur… j’vous dit que dans ce temps-là c’est dur à contrôler en tabarouette.