Rations, eau et ustensiles...

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Description

Se nourrir et boire au front… pas toujours évident !

Roland Boutot

En 1950, Monsieur Boutot joint l’armée à l’insu de ses parents, il a vingt ans. La vie de soldat le fascine. Adolescent, pendant la Seconde Guerre mondiale, le monde militaire l’appelle. Comme il le dit lui-même, « j’avais ça dans le sang ». Après une formation militaire à Fort Lewis (É.-U.), il se retrouve donc en Corée au sein du 2e bataillon du Royal 22e Régiment. Malheureusement pour lui, il est blessé après dix mois au front, lors de la bataille de la cote 355, et sa carrière militaire est écourtée par la sévérité de sa blessure.

Transcript

Nous autres c’était des « rations D » qu’y’appelaient. Là-dedans y’avait une petite can de bines, y’avait des fois, y’avait du corned beef, un p’tit pot de café, un p’tit sachet de café, un p’tit sachet de sucre, une couple de cigarettes, une lame de rasoir… qu’est-ce qui fallait pour la journée.Fait que, des fois, y’avait des journées qu’on n’avait pas. Fait qu’on gardait ce qui nous restait une p’tite can de bines par exemple, on la gardait dans notre sac pour le lendemain parce qu’on savait pas si on allait l’avoir ou non.Pis l’eau, l’eau là-bas était toute polluée. Fait que l’eau, on prenait de l’eau dans notre gourde, pis on avait des grosses pilules vertes qu’on mettait dans l’eau pour ôter le poison ou j’sais pas quoi qu’y’avait dans l’eau là, pour pouvoir la boire, pouvoir la consommer.Pis notre mess tin là, on avait deux mess tins. On avait deux pouchs. On avait une mess tin en avant. Ça, ça servait pour se laver, se faire la barbe, manger, ça servait pour tout. Mess tin. On avait un couteau, un couteau qui pouvait ouvrir les boîtes. Et puis y’avait… on tirait comme une espèce de fourchette à côté pis c’était ça qui était notre ustensile... qui était nos ustensiles.

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