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Description
M. Boutot nous raconte dans quelles circonstances lui et deux de ses camarades ont été blessés.
Roland Boutot
En 1950, Monsieur Boutot joint l’armée à l’insu de ses parents, il a vingt ans. La vie de soldat le fascine. Adolescent, pendant la Seconde Guerre mondiale, le monde militaire l’appelle. Comme il le dit lui-même, « j’avais ça dans le sang ». Après une formation militaire à Fort Lewis (É.-U.), il se retrouve donc en Corée au sein du 2e bataillon du Royal 22e Régiment. Malheureusement pour lui, il est blessé après dix mois au front, lors de la bataille de la cote 355, et sa carrière militaire est écourtée par la sévérité de sa blessure.
Transcript
Le 21 novembre… dans l’après-midi, vers trois heures, trois heures trente, là y’a eu une invasion de Chinois. C’était noir de Chinois ! Là j’vous dis noir là, c’est parce que y’en avait assez là qu’on pouvait pas calculer le nombre.Pis là, on avait une montagne, la 227, pis y’avait une petite coulée comme ça, pis après ça c’était la montagne 355.Alors c’est là qu’y’a eu la grosse bataille de la montagne 355. Et… finalement là, c’est là que j’ai été blessé.On était sur une patrouille, le soir. Fait qu’on est parti, trois, et puis un moment donné y’avait un Chinois dans un arbre, et pis le Chinois tirait à peu près avec une mitrailleuse. Parce qu’eux autres ils se servaient de mitrailleuses russes. Y’appelaient ça des burp gun, c’étaient des grosses mitrailleuses avec des balles explosives. Pis il tirait aller-venir par le son parce qu’il nous voyait pas. Fait que… il faisait comme en fauchant avec sa mitrailleuse. Fait qu’il nous a accroché les trois. Le premier y’a eu une… la balle au genou. Ça y’a fait mal juste un peu, juste une… chauffé un peu. Le deuxième l’a eu dans l’estomac… Moi je l’ai eu dans l’aine. Mais ç’a pas touché les os. Ç’a touché le nerf sciatique. Ç’a toute coupé les veines, ç’a coupé la grosse artère. Pis quand j’ai vu le sang sortir moi, ça sortait gros comme le p’tit doigt, j’ai perdu connaissance. Pis j’ai été trois jours comateux, état comateux. Je me réveillais un p’tit peu, mais je retombais tout de suite. Ça fait que j’m’ai réveillé trois jours après à l’hôpital, à Kure, au Japon.