L’hôpital multinational de Kandahar

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Description

Déployée en Afghanistan en 2006, Mme Streppa nous parle de l’hôpital multinational de Kandahar et des conditions de travail qui l’y attendaient.

Joanna Streppa

Ms. Streppa was born in Montreal. She joined the Canadian Forces in 1989 as a non-commissioned member and trained as a Naval Signaller. From 1990 - 1997 she was employed in the Halifax area with the exception of a two year tour at the National Defense Headquarters in Ottawa. After obtaining her Nursing degree from Dalhousie University, Ms. Streppa received her Officer Commission, specializing in Critical Care, and in 2004 was promoted to rank of Lieutenant. In February 2006, she accepted a deployment to Afghanistan/Kandahar and was employed as a Staff Officer within the Canadian Forces Health Services Group Headquarters upon her return.

Transcript

La deuxième fois que j’ai été déployée, j’ai été en Afghanistan 2006, février. Je suis revenu au mois d’août 2006. J’ai fait six mois.L’expérience était incroyable comme une… pour une infirmière. J’ai vu des traumas, des traumas, des traumas le plus que je vais voir dans ma carrière de dix ans, en six mois ! C’était très vite. On travaillait chaque jour, minimum de dix heures par jour. Y’a des blessures que jamais que je vais voir au Canada.C’était très valorisant comme infirmière. J’étais épuisée mentalement et physiquement quand j’ai sorti de là. Absolument normal. Et je me prépare pour retourner l’année prochaine.Moi j’étais à Kandahar. J’étais dans l’hôpital multinational. C’était plus protégé que les autres parties de… d’Afghanistan. On… moi je trouvais ça bien protégé. C’est là qu’on a fait… j’ai fait toute mon expérience là. On n’avait aucun droit de sortir du camp. Et moi j’étais d’accord avec ça. L’hôpital était bâti de bois seulement. Aucune fenêtre. Ils vont changer ça. NATO a décidé de… de mettre des fonds pour… pour construire un hôpital, une bonne hôpital. On avait vingt et un lits, en dernier. Dans ces vingt et un lits, on avait quatre lits pour les soins intensifs, et on avait cinq baies de trauma.Pour avoir de l’équipement, on avait un petit peu de difficulté à avoir notre équipement en temps, à cause que on n’est pas au Canada où tu peux appeler le magasin qui est à côté pour avoir des choses. Il fallait toujours attendre pour les avions pour entrer. Mais tout est des priorités quand vous êtes en Afghanistan : la nourriture, amunition pour les fusils, l’équipement militaire, médical… des médications. Tout, tout est priorité là-bas. Et y’essaient le plus possible d’être capable d’emmener qu’est-ce qu’on… le plus vite possible, mais des fois il fallait attendre. Y’avait une journée, on avait un médicament qu’on avait vraiment besoin, on l’avait pas. Là on le disait au docteur pis on changeait de médication jusqu’à temps qu’on avait qu’est-ce qu’on avait de besoin.On appelait ça MacGyver, beaucoup… quand on faisait nos choses. Si on n’avait pas de pompes pour nourrir nos patients, on trouvait une autre méthode d’être capable de faire la même chose. Mais c’est… il fallait que tu penses toujours : « O.K., je suis pas au Canada, qu’est-ce que je ferais maintenant avec cet équipement là ? » C’est comme ça qu’on travaillait. Mais aucun patient… Tous les patients ont eu les mêmes soins qu’on peut donner au Canada.C’était notre hôpital, on la nettoyait le plus qu’on pouvait, sauf que… à cause que le sable est très, très, très, très fin, y’a de la poussière tout partout. À chaque jour. À chaque fois que tu ouvres une porte pour laisser un patient rentrer, c’était vraiment difficile à être capable de garder l’hôpital aux mêmes conditions qu’au Canada. Ça, on a trouvé ça frustrant, très frustrant. Tu faisais ça, pis à chaque jour t’avais des… ouf ! Comme un pouce d’épais de poussière. Y’a personne là qui est engagé pour nettoyer l’hôpital, quand j’étais là. C’est nous qui nettoyait l’hôpital, prendre soin des patients, donner la nourriture à nos patients, etc., etc., etc.. On faisait tout.

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