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Description
Au camp de prisonniers de North Point il fallait des cigarettes pour survivre, si on ne les fumait pas…
Transcript
Y’a des gars quand qu’y’ont faite… qu’est-ce qu’y’appellent… ils les envoyaient… on avait un… y’avait un camion qui les ramassait à tous les… quasiment à tous les jours faire… des fois j’ai été là-dessus, j’aurais aimé ça y aller à toutes les jours mais y’envoyait du monde différent… ça y’appellent ça… t’as un, un parti de travail qui allait (inaudible) le camion. Là c’était d’aller dans les entrepôts à Kowloon ou à Hong Kong, aller chercher des poches de riz. T’allais chercher des fois des légumes qu’y’apportaient. C’était des légumes, c’était n’importe quoi. Pis des fois t’apportais une poche de sucre. Des fois t’avais une petite sauce, une petite sweet sauce qu’y’appelaient. (rire) C’était comique de voir ça. Y’apportaient ça.Là, là l’idée de ça; on pouvait voler. Là si on pouvait emplir nos poches avec du sucre, n’importe quoi, on mettait ça dans nos poches. Les gars après ça pouvaient faire des bargains. Y’avait des Chinois là et puis tu pouvais faire des bargains avec les Chinois pour avoir des paquets de cigarettes. Parce que t’avais pas de cigarettes là.Avec des cigarettes là aux… dans les camps de prisonniers, ça c’est la… c’est l’argent numéro un. Si t’as des cigarettes tu vas vivre, si t’as pas de cigarettes, tu meurs.Ceux qui avaient de l’argent, ils pouvaient en acheter. Tu pouvais échanger. On pouvait vendre un morceau de linge. Même le Japonais même, on pouvait lui donner lui une, une paire de bas. Donne-y une paire de bas, peut-être ben qu’il va te donner trois, quatre paquets de cigarettes pour ça.Les gars vendaient leurs rations de riz pour une cigarette. Ils vendaient leur ration de riz pour avoir… y’aimaient mieux fumer, pis sont morts dans les premiers temps aussi. Je connais mon ami à côté de moi qui est mort, un sergent. Lui : « Come on ! Qui veut acheter ma soupe ? Qui veut acheter ? Deux cigarettes. » Il fumait. En dedans de trois mois, y’était mort.