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Description
En Angleterre depuis quelques jours, M. Mimeault n’appartient toujours à aucun régiment. Il nous raconte comment il s’est retrouvé en Italie.
Transcript
Nous autres on savait pas du tout où est-ce qu’on allait. On savait qu’on arrivait… qu’on allait comme renfort. Donc y’avait un régiment Canadien-Français qui était encore en Angleterre, ceux qui ont faite le débarquement. On savait qu’y’avait seulement le 22e qui était en Italie.Fait que un soir, ils nomment des noms. Y’ont dit : « À soir, devant le magasin militaire. » Fait que (inaudible) on va là. Y’ont des petits sacs bruns. Ils donnent un sac. Tu regardes dedans, le badge était là pis les épaulettes ! fait que on était fier, hein !C’est là que j’ai… j’ai su que j’étais 22.Ils nous envoient à Liverpool. Là, on était en convoi quand on est parti. Quatorze jours là-dessus là, à manger du poisson.Dans le convoi, au côté de notre bateau, c’était un bateau de passagers. C’était toute des filles qu’y’avait là-dessus, des gardes malades, des CWAC, des WAF. On envoyait la main de même. Un matin on se lève, plus de bateau. Le bateau est parti. « Où ce qu’y’est rendu ? Pourtant y’a pas été coulé, on l’aurait entendu. » Ça reste de même.Un matin, y’en a un qui monte su’l pont : « Nos filles sont arrivées ! »Y’avaient sorti le bateau du… de ce côté-là pour… par rapport au danger.Nous autres, tous les jours, on faisait du boat drill. Ça c’était plaisant… on gelait pis on faisait du boat drill. Pis… une nuit y’a eu une alarme. (rire) Y’en a pas un de nous autres qui s’est levé ! Apparemment, le convoi avait été attaqué. On s’est faite parler le lendemain par exemple ! Mais… ça nous a pas dérangés.Pis rendu en Italie, quand on a débarqué, ils nous ont mis sur des trains, pis ils nous ont conduits à Avellino.