Vino et bottines

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Description

Au camp de renfort d’Avellino, les hommes attendent d’aller au front. En attendant, ils s’occupent comme ils le peuvent…

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Pis rendu en Italie, quand on a débarqué, ils nous ont mis sur des trains, pis ils nous ont conduits à Avellino. Ça c’était le camp de renfort quand que les, les soldats arrivaient comme renfort.Mais on faisait rien. On a pas le droit de sortir. Pis on avait un bon sergent là… (rire) « Y’en a-tu qui veulent aller prendre un vino ? » C’était du vino hein qu’y’avait là-bas. « Y’en a-tu qui veulent aller prendre du vino ? » Y’aimait ça lui aussi. Oui ! Il formait un peloton pis à la gate ça passait ! (rire) (inaudible) Là on rentrait.Puis… (inaudible) nous autre ils nous donnaient six piastres par moi, de salaire. (inaudible) le salaire dans le pay book. Puis… tout le monde vendait leurs bottines.J’ai faite la garde quelques jours à… à’barrière là. Quand t’entendais… ça sortait, t’entendais ça, ça marchait fort, les bottines. Quand ça rentrait, t’entendais plus rien ! (rire) Ils mettaient, mettaient leurs espadrilles dans’ceinture, y’allaient vendre leurs bottines. Là-bas c’était facile, c’était plein de voleurs. « J’me suis faite voler mes bottines. Quand y’ont vu ça, ils nous ont remonté… huit piastres par moi, huit piastres par paye. En dernier on y allait même plus. C’est les Allemands qui nous fournissaient. (rire) Les prisonniers. Ah oui.

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