Les nuits

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Description

Arrivé au front en guise de renfort pour le Régiment de la Chaudière, M. Leblanc nous explique comment lui et les autres nouveaux arrivés s’habituaient au front et s’intégraient au combat.

Transcript

Toutes les jours, on embarque tranquillement. Et puis on prend connaissance de qu’est-ce qui se passe, pour les jours et pour la nuit.La nuit c’est terrible. Tu sais pas la nuit, l’ennemi… Nous autres on fait des patrouilles pis l’ennemi aussi fait des patrouilles. Pis tu surveilles la nuit. Pour pas se faire prendre de court, hein. Tu surveilles. Pis tu fixes tellement le noir là, tu fixes tellement que j’ai vu, des fois, y’avait une clôture qui était pas loin, y’a un poteau de clôture, à forces de fixer y’ont… on aurait dit qu’ils bougeaient. Tellement que tu te figures ça, hein. Tellement que… Ah oui ! C’est… La nuit c’est terrible.Des fois c’est tranquille, des fois ça bombarde. Ah oui ! Les bombardements là, tu te demandes ce qui… tu les entends venir, les bombes, tu demandes où qui vont tomber. Ouuuuuuuuu voum ! Des fois, des fois, ça arrive qu’elle explose pas. Une fois, elle a explosé, elle a passé à peu près quatre pieds de mon tranchée. J’ai presqu’été enterré dans mon tranchée là. Ça c’est un choc ça. Oui.On s’habitue tranquillement. Ah oui. On s’habitue. Ah, au bout d’une couple de semaines là, on a embarqué pis… on allait. On suit la balance.

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