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Description
Les odeurs peuvent souvent nous ramener loin dans nos souvenirs. Pour M. Leblanc c’est celle de la paille brulée qui le ramène à la guerre.
Transcript
Une chose que j’ai de la misère à… aujourd’hui.On faisait… ils faisaient toujours… les Alle… les Hollandais, y’avaient toutes des meules de paille qui se gardaient… y’avait pas de grange là-bas… c’était toutes des meules de paille.Pis les meules de paille, comment ce… on les allumait, la nuit faire… faire d’la lumière.Pis moi, sentir la, la, la senteur de la paille brûlée là…. Ah… C’est un mauvais souvenir. Je serais pas capable j’pense.Interviewer : Ça vous ramène là-bas.Ben oui.L’odeur de la paille là… depuis ce temps-là c’est jamais arrivé, mais heureusement que… je le détecte… je le détecterais tout de suite. Ah oui.Interviewer : Donc plus, plus que l’odeur de poudre à canon…Ah oui. Ah oui ! C’est la paille, la paille qui me rappelle la situation qu’on était là-bas, mouillé, pis ainsi de suite, fatigué, on dort pas, on dort pas beaucoup. Oui.Interviewer : Pourtant la paille qui brûle ça devait être une source de réconfort pis de chaleur…Ben oui. Ben oui, ben non, c’était bon pour faire une lumière, mais la senteur, avec ce qu’on sentait, la fatigue, ainsi de suite…Oui, ça me… J’en n’ai pas senti depuis. Pis je courrai pas après non plus pour en sentir. (rires)