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Description
M. Boivin nous fait part d’une scène qui l’a marqué : l’humiliation des collaboratrices françaises.
Transcript
On est arrêté dans un village, en France, s’appelle Neufchâtel-en-Bray, pas loin de Dieppe. Le régiment venait... avait capturé la place la veille.Et le lendemain matin, y’avaient ramassé toutes les filles qui avaient collaboré avec les Allemands. À travers ça, y’avait des vengeances. C’est drôle le monde hein ? Alors une telle est rapportée parce qu’elle a sorti avec des Allemands pis c’est pas vrai là, mais y’a une vengeance qui s’exerce.Y’avaient mis les femmes sur le perron de l’église là, su’l côté de l’église. Les cheveux rasés. Ils les faisaient parader durant la rue, dans la rue pour leur faire honte là. Et puis… j’ai pas aimé…Après ce spectacle-là, là, toute la foule était là, y’a une vieille qui était venue nous rejoindre au peloton en pleurant, disant que elle avait été accusé faussement, pis que là ben elle subissait l’opprobre de tout le monde qui était là.Des Français qui faisaient ça aux Français, qui collaboraient avec les Allemands. Hein. Mais regarde, y’étaient pas toujours en guerre les Allemands. Mettons qu’y’occupaient un village là, ils parlaient au monde, hein. C’étaient pas toutes des, des… avec un fusil pis tuer à mesure, hein.Alors il s’est créé des amitiés pis des amours, des amours solides qui sont repris après la guerre à part de ça.Ça, ça m’avait écoeuré cette affaire-là.