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Description
M. Boivin un des hauts faits de guerre accompli par ses compagnons et lui.
Transcript
Y’avait une casemate dans un champ, et la compagnie attaquait, et on voyait le barbelé, pis on voyait le, avec le, la pancarte avec la tête de mort dessus, et on savait que c’était dangereux, que c’était miné. D’ailleurs y’avait, y’avait pas d’animaux sur le terrain. Alors c’était déjà un indice que le terrain était dangereux. Si y’avait eu des vaches, ben on… y’auraient sautées si y’avait eu des mines, hein.Alors on essaie nos Bangalore, ça c’est des tuyaux qui se connectent un après l’autre, qui sont chargés d’explosifs, et qui font sauter un réseau de barbelé. C’est pour faire un passage. Ça marche pas.Le commandant de compagnie sacre après nous autres : « Mes lâches ! » En tout cas, je laisse les jurons de côté-là. Et puis on est parti à la course. On était trois. Une section d’assaut, on était trois. On est parti à la course à travers le champ de mine. On sautait d’un bord à l’autre. Et on s’est rendu… mon, notre sergent de peloton s’est rendu à la porte de la casemate, y’a fait ouvrir la porte, et en dedans y’avait à peu près une quinzaine de, d’Allemands qui étaient habillés, tout prêts à se rendre, hein. Ils voulaient se constituer prisonniers.Alors, ce qui est arrivé, ben, ils ont suivi notre, notre sergent, on est allé rejoindre le commandant de compagnie, pis en passant le sergent a dit : « Ce sont vos lâches qui reviennent, alors voici le résultat de notre travail. »