Prisonnier – 3e partie

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Description

Capturés aux Pays-Bas, les hommes marchent jusqu’à Knokke (Belgique), où les Allemands traitent les prisonniers canadiens de façon peu conventionnelle…

Transcript

Ce qui est arrivé, c’est que les Allemands étaient pris dans un grand cercle, peut-être d’une dizaine de milles là t’sais. Pis au fond de, au fond de ça y’avait la mer, la Mer du Nord. Et puis les troupes canadiennes fermaient la poche jusqu’à temps qu’ils soient rendus au bord.Alors, nous autres, on a été capturé au fond de la poche, pis les Allemands, pour pas être embarrassés par nous autres, ils nous ont amenés au bord, à la limite qu’ils pouvaient faire, hein. Y’avaient pas d’embarcations pour nous envoyer en Allemagne.Et y’est arrivé une nuit, les Allemands nous attendaient avec des sandwichs, et on a passé la nuit à l’hôtel, couché sur, couché sur le plancher de béton. Et le lendemain matin, ben là on était en pleine ville là. Knokke c’est une ville, je sais comment c’qu’y’a de milliers d’habitants. Y’ont commencé à approcher, voir nos plaques; Régiment de la Chaudière. Ils commencent à nous parler. C’est tout mêlé avec les Allemands. Y’avait aucune discipline.Alors, dans l’après-midi y’a un orchestre qui arrive. Il s’installe dans la bâtisse en face, au deuxième étage. Ils nous font de la musique toute la journée.Là il demande quelqu’un, si y’a quelqu’un qui savait conduire un cheval. Je lève ma main moi. Cet Allemand-là revient. Il vient avec moi puis c’est moi qui conduit le cheval, lui est assis à côté de moi sur la voiture. On sort en dehors de la ville, on fait à peu près une couple de kilomètres, on arrête dans une ferme et là on charge notre voiture de foin. Hein. Pour faire des paillasses, pour dormir parce qu’on couchait sur le béton, hein.Pendant qu’on est là y’a une Belge qui m’approche. Elle s’aperçoit que j’avais un nom de Canadien-Fran… une insigne française. Elle dit : « Comment ça va là-bas à… où-ce que vous êtes ? » J’ai dit : « On n’a pas de fumage. » Elle dit : « Je vais essayer de t’arranger ça. »On charge la voiture pis c’est moi qui conduit là. On revient pis on distribue la paille aux gars. On se couche. Vers neuf heures, y’a un moment donné, on était à peu près soixante-quinze prisonniers, y’a quelqu’un qui se promène avec une lampe de poche, puis y’arrête juste vis-à-vis de moi pis il me remet un gros sac de tabac.Une autre journée, j’suis parti avec une charrette avec des bras là, pour aller à… ramasser de la vaisselle, pis des rasoirs, pis toute c’que tu voudras, parce que les Allemands ils nous organisaient là.Ils nous ont jusque creusé un puits artériel… artésien oui, dans la cour de l’hôtel où on se trouvait. Ils prenaient soin de nous autres, hein !?

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