Warning!
This video is only available in French.
Warning!
This video contains graphic content that may offend some viewers. Viewer discretion is advised.
Description
M. Bruneau parle de son transfert vers Sydney, en Nouvelle-Écosse et du nouvel avion avec lequel il patrouillait, le Hudson et des modifications effectuées, il présente le rôle des membres de l’équipage à bord de l’avion et explique que l’avion B-24 Liberator était la crème des avions pour combattre les sous-marins.
Transcript
Intervieweur : Vous avez été posté d'abord en Nouvelle-Écosse, à Dartmouth.
J'ai été posté d'abord en Nouvelle-Écosse, à Dartmouth, comme je vous ai dit, j'ai fait 500 heures de vol, puis après ça, j'ai été transféré à Sydney. Ce qui est arrivé, c'est qu'à Sydney, on était équipés avec des meilleurs avions, qui étaient plus rapides. C'était des Hudson. Le Hudson, c'était le fameux Lockheed Electra, qui était un avion de transport. D'ailleurs, ça été le premier avion de Air Canada, Lockheed Electra, après la guerre. Mais l'avion avait été modifié avec une tourelle sous le ventre pour le radar et une tourelle sur le dessus avec des mitrailleuses. Puis le nez de l'avion avait une mitrailleuse aussi et c'était le coin du navigateur.
Intervieweur : Est-ce que vous pouvez me parler de l'équipage, il y avait combien de personnes dans l'avion?
Dans les avions, en général, ça jouait entre 5 et 6 personnes. Le pilote, le co-pilote, le navigateur, l'ingénieur, pour s'occuper des contrôles, des réservoirs, ainsi de suite et le télégraphiste, des fois deux télégraphistes, parce que par la suite, on a eu le radar, donc ça prenait un opérateur de radar et un télégraphiste. Ça jouait à ça, 5-6 hommes.
Former l'escadrille 11 à Dartmouth, là, on était équipés avec des Liberators, des B-24. Ça c'est l'avion avec les queues doubles à l'arrière. Bon, c'est avec cet avion-là qu'on était équipés avec des torpilles, des «sono buoy» et tout ça. C'était la crème dans le temps! C'était un avion isolé, avec en plus de ça, on avait des combinaisons, en s'habillant, on mettait une combinaison électrique, on était chauffés, en arrivant dans l'avion on se pluggait puis on avait le thermostat puis on ajustait ça.
Intervieweur : Donc un peu de confort!
Un peu de confort, et avec, comme dans les hôpitaux, des plateaux avec des repas réchauffés, parfait!
Intervieweur : Donc, le B-24 Liberator...
C'était un bel avion, un bon avion.
Intervieweur : C'est en quelle année?
Ça, cet avion-là, ça été l'avion efficace contre les sous-marins. Là on était, l'aviation était vraiment équipée, elle avait les outils pour combattre.