Aider la Croix-Rouge pour des enterrements

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Description

M. Doiron parle avec émotion de la difficile tâche d’enterrer les morts.

Edgar Doiron

Mr. Doiron was born in Shippagan, New Brunswick. His father was a fisherman. He spent his summer vacations harvesting oysters and picking blueberries. From 14 to 19 years of age, he worked in logging camps. He enlisted when Army recruiters came to the Shippagan church. Edgar and his friends went without telling their families. Mr. Doiron was almost rejected because he did not meet the weight requirements, but after talking to the doctors, he was accepted into the military. He is the only member of his family to have gone to Europe and he participated in major battles in France, Belgium and Holland, the most memorable being D-Day. His narrative is often touching and provides food for thought.

Transcript

Il y a en Hollande, ce qui nous rendait malades, quand on allait aider la Croix-Rouge. La première fois on était quatre. Ils nous donnaient des petits couteaux. Mais là, rendus là, on voulait pas le faire, puis la Croix-Rouge disait dépêchez-vous. Ils avaient des bagues, puis il fallait couper les doigts. Comment est-ce qu'il est mort, t’es pas habitué. Puis s'il avait une montre puis elle voulait pas, il fallait couper les bras. Ça, ça nous a marqué, ça. Parce que quand il y en avait beaucoup comme ça, comme à Carpiquet, les bulldozers venaient puis ils creusaient des choses, puis on allait les aider des fois, on avait pas toujours le cœur à ça. Les cercueils, c'était des couvertes grises, on les attachait ici puis là, puis les pieds. Après qu'ils étaient enterrés et que la terre était dessus, ils étaient plus reconnaissables, il n'y avait plus aucune chose d'identification. Tout ce qu'il avait, ses papiers à lui, ça s'en allait à Ottawa, pour les parents.

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