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Description
Mme. Dupuis explique les défis qu’elle a eus comme francophone dans un milieu anglophone.
Natacha Dupuis
Ms. Natacha Dupuis was born May 25, 1979 in Longueuil, Quebec. Throughout her younger years, she always had a desire to join the military. In 1997, at age 18, Ms. Dupuis joined the reserves and with family support and encouragement, she enlisted with Armoured Corp as a tanker. After receiving her basic training in Montreal as well as completed the Crewman course in Valcartier, Ms. Dupuis moved to Vancouver and joined the British Columbia Regiment. There she took an advance reconnaissance course and a few years later joined the Regular Force accepting more training on the Leopard tank and completed the Coyote Gunner/Driver course. Ms. Dupuis was deployed to Bosnia and twice to Afghanistan. Suffering from PTSD, Ms. Dupuis was medically released from the military. She now has a positive focus on her future and maintains pride for her service years. She is involved with the Canada Army Run and is a proud member of the Soldier On organization.
Transcript
Intervieweur : Vous êtes francophone, vous avez servi avec un groupe d'anglophones, est-ce qu'il y a eu aussi des moments différents à cause de ça, à cause de la langue? C'est sûr aussi, on dirait que je l'ai eu de tous les bords. En effet, quand je suis arrivée au Royal Canadian Dragons j'ai été mis dans un escadron puis je me suis ramassée on était deux francophones. Il y avait un adjudant-maître, so en tant que trooper, tu ne te tiens pas avec l'adjudant-maître, puis moi. Le reste était tout anglais. Mon anglais était pas non plus vraiment bon. J'étais encore en apprentissage, on pourrait dire. C'était pas évident. Des fois je ne comprenais pas tout mais tu fais un cours et tu le fais en anglais, tu ne comprends pas quasiment la moitié du cours. Tu ne peux pas t'attendre d'être parfaite. Ça a été beaucoup, beaucoup de hautes et de bas. C'est sûr que le racisme entre anglais et français, on ne se la cachera pas, ça existe, autant au Québec qu'en Ontario, des deux bords. Ça fait que des fois c'était pas évident et c'était pas évident des fois de savoir pourquoi quelqu'un ne m'aimait pas. Des fois ils ne m'aimaient pas parce que j'étais une femme, des fois ils ne m'aimaient pas parce que j'étais francophone, non c'était pas évident. Intervieweur : Est-ce que vous avez vécu des beaux moments, par exemple avec le groupe? Bien oui, c'est ça, tu as toujours ceux avec qui tu as un peu de problèmes, mais il y avait toujours une belle camaraderie, je me suis fait des bons amis que des fois je revois encore aujourd’hui. Plus jeune, je me souviens qu'on sortait en gang, c'était une belle camaraderie. C'est ça qui est le fun, que je garde en souvenir, les liens que tu tisses dans des moments difficiles, le meilleur des gens ressort, et aussi, justement, ça tisse des liens serrés.