Le 9 mai 2014, journée de commémoration de l'Afghanistan

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Description

Mme. Dupuis raconte sa participation à la journée de commémoration de la fin de la mission en Afghanistan le 9 mai 2014.

Natacha Dupuis

Ms. Natacha Dupuis was born May 25, 1979 in Longueuil, Quebec. Throughout her younger years, she always had a desire to join the military. In 1997, at age 18, Ms. Dupuis joined the reserves and with family support and encouragement, she enlisted with Armoured Corp as a tanker. After receiving her basic training in Montreal as well as completed the Crewman course in Valcartier, Ms. Dupuis moved to Vancouver and joined the British Columbia Regiment. There she took an advance reconnaissance course and a few years later joined the Regular Force accepting more training on the Leopard tank and completed the Coyote Gunner/Driver course. Ms. Dupuis was deployed to Bosnia and twice to Afghanistan. Suffering from PTSD, Ms. Dupuis was medically released from the military. She now has a positive focus on her future and maintains pride for her service years. She is involved with the Canada Army Run and is a proud member of the Soldier On organization.

Transcript

Ensuite ils m'ont demandé de faire le relais Sans limites Afghanistan. Ils avaient demandé à 21 personnes blessées de l'Afghanistan de rapporter le dernier drapeau qui avait flotté en Afghanistan, de Trenton jusqu'au Parlement, qu'on remettait au Premier ministre sur le Jour de l’honneur au Parlement. Ça durait une semaine, on partait de Trenton, on courait, marchait, roulait, il y en a qui étaient en chaise roulante, d'autres qui pouvaient juste marcher ou encore courir. On a fait tout le trajet comme ça, c'était vraiment un moment spécial parce que ma blessure vient de l'Afghanistan et tous les gens qui étaient là aussi avaient subi des blessures là-bas. D'être ensemble et de vivre ce moment-là que c'était comme la fin de ce calvaire de guerre d'Afghanistan. De voir tout le support de la population canadienne à chaque fois qu'on arrivait dans une ville. J'ai vu des villes fermées complètement, les écoles, les boutiques, tout le monde dans la rue à nous applaudir quand on passait, c'est quelque chose que je ne suis pas prête d'oublier. Encore là, j'étais avec des personnes encore blessées, c'était encourageant de voir que peut-être qu'on est blessés, mais la vie ce n'est pas fini. Pourquoi pas faire quelque chose de positif avec ça. C'est ça que j'essaie de faire aujourd'hui et c'est ça qu'ils m'ont permis de faire Soldier On, en français c'est le programme Sans limites. J'ai été porte-parole pour la Course de l'Armée l'année dernière. Ça a été une super de belle expérience. Ça me permet, ça ouvre la vitrine de parler du syndrome post-traumatique. C'est encore un pe tabou, il y a beaucoup qui a été fait mais c'est pas encore complètement accepté, je dirais dans l'armée et dans la culture et faire certain qu'on a toute l'aide qu'on a besoin. On sait que le taux de suicide est même plus élevé que le nombre de décès qu'il y a eu en Afghanistan. C'est important de travailler pour que ça s'en aille en diminuant parce que c'est un fléau. Pour moi, ça fait une belle opportunité de, comme je disais tantôt, de transformer un événement tragique en quelque chose de plus positif. Et puis m'en servir pour peut-être aider les autres. C'est bon pour moi aussi de sentir que je peux aider quelqu'un.

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