Spécialisation dans les armes et devenir instructeur

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Description

M. Cloutier raconte une journée typique lors de son entraînement à la base. Il nous explique ensuite avoir suivi des cours spécialisés pour devenir à son tour instructeur sur différentes armes, comme le fusil, la mitrailleuse, les mortiers.

Transcript

Lorsqu'on était stationnés à St-Jean d'Iberville, on était nommés comme la compagnie A du régiment. De là, la compagnie A a été transférée à Valcartier pour prendre part à l'entraînement du bataillon. C'était l'entraînement de tir. On a fait des manœuvres de peloton puis de compagnie. On ne parlait pas de guerre dans ce temps-là, c’était de simple exercices qui avaient été faits durant la guerre de 1939-45 et là nous autres on renouvelait pour s’entraîner convenablement en cas de guerre. Intervieweur : Puis à cette époque-là, on vient de finir la Seconde Guerre mondiale, c'est quoi le sentiment dans la population, est-ce qu'on vit la paix, est-ce qu'on croit en la paix, est-ce qu'on croit que la paix va être là pour longtemps? On vit la paix, mais on y pense pas. On ne pense pas à ça, il n'y en a plus de guerre. On pense à vivre normalement c'est tout, c'est tous les gens. Même dans ce temps-là, celui qui était dans l'armée, tu allais dans le civil, et qu'est-ce que tu fais là? On avait pas le droit à s'habiller en civil dans ce temps-là. Tu portais ton uniforme 24 heures sur 24. Si tu allais en ville, qu'est-ce que tu fais avec ça? Intervieweur : Est-ce que vous habitiez sur la base? Oui, tu avais des quartiers mariés, pour ceux qui étaient mariés, mais les gens célibataires demeuraient à la base. On avait nos quartiers à la base, nos huttes à la base même. Intervieweur : Est-ce que vous pouvez me parler à quoi ça ressemblait une journée typique dans le camp militaire? À 6h tu te levais, tu faisais ta toilette, 7h tu allais manger, 8h c'était la parade. Tu avais ton inspection à tous les matins. Après ça tu avais ton exercice, ta drill le matin pour au moins une demi-heure à trois quarts d'heure. S'il y avait quelque chose à faire ou si on avait des lectures à apprendre on avait des périodes où on allait s’asseoir et il y avait des instructeurs qui donnaient les leçons appropriées. Intervieweur : Et puis votre rôle, on vous formait pour quoi, quel était votre métier? Comme fantassin, mais seulement que moi j'ai pris beaucoup de cours. J'ai commencé par aller sur un cours d'armes pour enseigner le fusil, aussi la mitrailleuse, les mortiers en conséquence et ainsi de suite. Après ça, j'ai tombé sur les armes de support telles que le mortier, l'anti-tank et ainsi de suite. J'ai eu beaucoup de cours j'ai été un des gens qui a été choyé pour envoyer sur des cours à Borden, que je passais avec distinction. C'est peut-être pour ça qu'ils m'envoyaient souvent là. J'ai tombé comme instructeur, c'est bien, tu as ta petite vie à toi-même. En 1950, j'ai été nommé comme sergent. En 1950, ça veut dire que j'avais 22 ans. Intervieweur : Avez-vous enseigné à des gens plus vieux que vous, vous aviez 22 ans à ce moment-là? Oui, par rapport que j'ai été spécialisé dans mon instruction. Premièrement j'étais instructeur parachutiste, instructeur d'armes de support, de mortier et d'anti-tank et ainsi de suite. Je donnais des cours à des plus vieux que moi. Intervieweur : Donc vous avez fait ce travail-là pour quelques années, j'ai été instructeur jusqu'au temps que je parte pour la Corée en 1953.

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