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Description
M. Farley raconte que lors de la prise de Caen, sa position était bombardée par l’artillerie ennemie et que sans l’intervention de son officier, il aurait été touché par un obus.
Transcript
Intervieweur : Mais vous étiez quand même toujours près de la bataille?
Oui, oui, on était toujours après la bataille, mais ça nous faisait rien.
Intervieweur : L’artillerie, les avions?
L’artillerie, avant d’arriver à Caen, justement, on s’était fait bombarder, nous autres on était sur le bord du champ, sur l’autre côté du champ, peut-être bien à 300 verges, 400 verges de nous autres, c’était l’artillerie qui était là. On était assez proches. Temps en temps, l’artillerie ennemie nous rejoignait. À la prise de Caen, l’artillerie ennemie nous a rejoint pas mal, c’est là que j’ai été sauvé par mon officier. Il faut que je vous compte ça parce que, je sais pas si on peut dire niaiseux, je me promenais dehors et on se faisait bombarder par l’artillerie ennemie. Moi, je me promenais. Le capitaine sort, c’était un médecin, il sort et m’aperçoit. Il me demande ce que je fais ici. Je regarde alentours, ce qu’il y a. Il dit va te cacher dans l’abri sacrifice, on se fait bombarder. OK, l’officier me dit d’aller me cacher, je suis parti pour aller me cacher. Ça faisait pas une minute que j’étais là, qu’il y a un obus qui a éclaté pas loin. J’étais dans l’abri et j’ai ramassé un éclat d’obus à peu près à deux pieds de moi. S’il ne m’avait pas dit d’aller me cacher, j’aurais été là. Où est-ce que je serais aujourd’hui, je serais probablement pas après vous conter ce que je vous raconte là. Ça c’était à Caen, la prise de Caen. Là, les Allemands ne voulaient pas rien savoir de nous autres. Ils ont tout fait ce qu’ils pouvaient pour nous détruire. Mais même à ça j’avais pas peur.