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Description
M. Labelle se remémore des rencontres brèves mais marquantes lors de son service à Tokyo.
Transcript
Intervieweur : Donc, quand vous étiez là, comme, avec le Corps de prévôté, j'imagine que votre travail ça se passait souvent le soir, la nuit?
Le jour, ça dépend de la journée, le jour et le soir.
Intervieweur : Donc vous étiez sur des horaires flexibles?
C'est ça, le jour, le soir, le jour, le soir.
Intervieweur : Est-ce que vous avez vu des choses difficiles, des moments qui sont?
Non, pas grand-chose. La seule affaire qui m'a frappée, j'y pense encore, à Tokyo, il y avait une femme avec un petit bébé, il y avait une petite can, avec un genre de feu de camp. Elle gardait son bébé à la chaleur. Ça, ça m'a frappé, je le vois encore. Ça me frappe.
Intervieweur : Les gens vivaient de la misère?
On voyait pas ça à Tokyo, c'est comme Montréal, ça bouge. Nous autres on était toujours en ville. Je me rappelle d'une autre affaire, en revenant à Kure, je me promenais souvent le soir, le jour, comme « window shopping », je jasais avec des vendeuses, j'ai dit à une vendeuse, demain, je m'en vais à Tokyo. Elle me dit à quelle heure tu pars? Vers cette heure-là. J'arrive avec mon bagage à Kure pour prendre le train. Qui arrive là? Cette madame la, avec un panier de fruits, habillée en kimono, pour me donner ça. La femme était pas trop jolie, je t'avoue, mais ça, ça m'a frappé en tabarnouche. Je ne la connais pas elle, on jasait de même.