« Me pow pow, you pow pow »

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M. Labelle explique une situation où des Canadiens, des Danois et des Indonésiens ont dû escorter un journaliste qui avait été expulsé du Congo.

Transcript

Intervieweur : Et la camaraderie avec les autres Canadiens?
On les voyait pas, on les voyait pas souvent.
Intervieweur : Mais avec vos, vous étiez quelques-uns du Corps de prévôté, les liens étaient bons?
Oui, on fêtait souvent, puis on était chums chums. Vraiment c’était une bonne équipe, on se laissait pas, s’il arrivait quelque chose, tout le monde y allait. Ils demandaient des volontaires. Une fois, notre patron était pris, pas prisonnier, mais on pouvait pas aller le chercher. On le dit au sergent-major. On voulait aller le chercher mais on pouvait pas. Il dit je suis pris entre feux. Il y avait toujours quelque chose. Des fois c’est une attaque contre le bureau général, là encore, c’est les Canadiens qui allaient là. Nous autres on était les bouche-trous. On avait pas d’infanterie, nous autres les Canadiens, c’est plutôt les techniciens de communication, des docteurs, des affaires de même, le support. Une fois, je me rappelle de ça, dans les premiers temps, il y a un journaliste qui avait parlé contre Mobutu. Il s’est fait expulser du Congo. Il a été arrêté, lui. On arrive là, ça revient, il y avait des Indonésiens aussi. Eux autres étaient corrects. Eux autres c’est des « jungle fighters ». Des soldats de la jungle. Ils ne parlaient pas anglais, ils ne parlaient pas français. Alors ce qu’on faisait, quand on arrivait à une place, on disait « me pow pow, you pow pow ». La communication c’était de même. Mais ils comprenaient. Si j’ai besoin d’aide, il va m’aider. Je n’avais pas peur pantoute. C’est arrivé une fois, une grosse hôtel, sortir ce journaliste-là. Toute la section complète, les Indonésiens, les Danois, les Canadiens étaient tous là. Pour aller sortir ce monsieur là dans l’appartement. À la porte il y avait les militaires congolais. Il y en a un qui est monté en haut, il a passé des cigarettes, les a fait fumer, et a dit on va le chercher. Ils l’ont cherché, il a descendu. Toutes les armes au poing. On l’a mis dans le jeep puis à l’aéroport tu t’en vas. Il y en a parmi nous autres qui ont eu peur, ça je peux dire ça.

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