Les Afghans me donnaient le goût de rester

Warning!

This video is only available in French.

Video file

Description

Monsieur Ibaceta-Carter parle des rencontres faites en Afghanistan et de l’importance de se relever après une épreuve.

Transcript

Je crois qu’on est une bonne armée parce que, on veut aider vraiment. Le Canada, je vois que c’est une armée d’aide. On veut soutenir tout le monde. On se fait détruire tout ce qu’on construit. Les gens construisaient, les terroristes détruisaient. Alors ma vision était mauvaise parce que je me disais qu’est-ce qu’on fait ici, si tout est détruit le lendemain, la semaine d’après? Partons. Partons tout simplement. Ça ne donne rien d’être ici. Mais en quelque part, tous les gens que j’ai rencontrés, les Afghans, les enfants, me donnaient le goût de rester. Juste donner une bouteille d’eau, c’était si simple et si peu, mais pour certains gens, c’était tellement beaucoup trop que ça remplissait de joie mon cœur. Mais c’était difficile et ça l’est toujours aujourd’hui. Mais j’accepte bien, avec fierté tout ce que j’ai fait pour les Forces armées canadiennes, parce que je l’ai fait par devoir. Ce n’est pas toujours un choix, comme tout dans la vie. J’ai appris, ces dernières années, en vieillissant, qu’on a tous une bataille, et l’Afghanistan c’était une autre bataille, tout simplement, de la vie, que j’ai dû entreprendre, et après tout, j’avais choisi, d’aller en Afghanistan aussi. J’avais choisi d’aller dans une unité déployable. Je voulais voir la vraie histoire de la vie, de la guerre. Je l’ai vécu, je ne peux pas dire que je regrette. J’ai rencontré des gens fantastiques là-bas. J’ai rencontré du monde d’ailleurs. J’ai senti une autre terre, j’ai senti une autre odeur. J’ai vu une autre culture. J’ai vu tomber des gens. J’ai vu pleurer des gens. J’ai vu tomber des hommes, et j’ai tombé moi-même. Mais je me suis relevé et je relève des gens aujourd’hui. Parce que on me l’a appris. On me l’a appris dans l’Armée canadienne qu’il faut se relever. La fierté est importante dans l’Armée canadienne. D’ailleurs, on n’abandonne jamais notre compagnon derrière nous. Mais surtout pas, on ne doit pas s’abandonner nous-même. En pas s’abandonnant là-bas, on regarde toujours en arrière voir s’il y a quelqu’un qui reste en arrière pour le ramasser. Je suis fier aujourd’hui.

Meta Data