Le sous-marin Chicoutimi à la dérive

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Description

Monsieur Speirs parle des jours qui ont suivi l’incendie à bord du sous-marin NCSM Chicoutimi en 2004.

Transcript

Comment l’équipage a réagi? Ils ont fait leur travail. On a sauvé le sous-marin. On a éteint le feu et l’ingénieur a réussi à partir le moteur diesel pour faire évacuer la fumée. On a sauvé le sous-marin. On était à 150 miles des côtes et la seule façon de communication, on a perdu toute communication, toute électricité, ça a été par un téléphone satellite, qui normalement était dans la cabine du capitaine, mais était pas dans la cabine du capitaine cette fois-là, parce que c’est la cabine du capitaine qui a brulé. Un membre de l’équipage a appelé pour les secours avec le téléphone satellite. Donc le sous-marin, pendant un bout de temps, ne répond pas, vous ne pouvez pas le contrôler, le diriger, qu’est-ce qui se passe? On était à la dérive, jusqu’à temps qu’ils viennent attacher, que les remorqueurs arrivent pour nous remorquer. On était à la dérive. On était dans une tempête ce soir-là, ça s’est calmé un peu le lendemain. Mais ça a brassé beaucoup. On est sortis noirs, bleus, on était tous « puckés ». Ça a brassé beaucoup? Oui, ça a brassé beaucoup. J’ai été chanceux, j’ai pas été incommodé par la fumée. J’ai eu d’autres problèmes par la suite, mais pas la fumée. Moi, les problèmes qui me sont arrivés par après ça a été causé par le stress de ce qui est arrivé. Les jours qui suivent, qu’est-ce qui se passe avec ce sous-marin là? Les premiers jours, une fois qu’on a éteint le feu et qu’on a évacué la fumée, on a fait un « assessment » des problèmes qu’on avait. On avait pas d’électricité, on avait juste les lumières d’urgence. On a mangé des sandwiches, les gars ont mangé des sandwiches pendant 5 jours et on a bu toute la liqueur à bord, et quand il n’y avait plus de liqueur, on a bu la bière. Quand on est arrivés sur la terre ferme, l’amiral d’Halifax était là pour nous recevoir et il nous a donné une grosse main. On a été amenés à l’hôtel en Écosse, à Glasgow. Ça a pris une couple de jours retourner à la normale parce qu’on s’était fait tellement brasser que quand on a débarqué à la terre ferme, on brassait encore, notre système était tout débalancé. On sentait vraiment mauvais. On est allés à l’hôtel pour relaxer et décompresser, on a passé je pense cinq jours avant de retourner à Halifax.

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