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Description
Le tir ami c’est lorsqu’un allié attaque un allié par erreur.
M. Monnin raconte lorsqu’il qu’il a été attaqué par les Britanniques et les Américains en Normandie.
Alfred Monnin
Mr. Monnin grew up in Winnipeg, Manitoba. When war was declared in 1939, he was exempt because he was studying at university. He joined the army in May 1942. He started his NCO training in Saint-Jérôme. He then left for Brockville, Ontario, for two months to get his commission as lieutenant. In Europe, he landed at Liverpool to prepare for combat in France, Belgium and Holland. During the war, he was a liaison officer for the Royal Regiment of Canada. Mr. Monnin participated in battles in the North of France, Belgium, Holland, and Germany, where he stayed for a number of weeks after the war ended. Back from the war, he completed his law studies in. He was a lawyer and a judge.
Transcript
Le tir amiCe que j’ai trouvé le plus pénible en Angleterre, euh… en Hollande, en Normandie, c’est quand, c’est après, c’est après Dieppe, après Caen. C’est à deux occasions que l’aviation américaine, les premiers sont les Américains. L’aviation américaine, on était en route pour euh… Falaise. On était, on avait été tout près de, de Caen, un petit endroit qui s’appelait Ifs et l’autre, c’était Bourguébus. On avait été là pendant trois semaines à peu près, trois quatre semaines. Et là, les ordres c’était d’avancer vers Falaise. Et les Allemands, les Américains, euh non, les Britanniques, les premiers, sont venus puis ils nous ont bombardés par erreur. C’était une erreur. Et, quelques jours après, quatre, cinq jours, peut-être pas plus qu’une semaine après, c’est les Américains qui ont fait la même chose, ils nous ont bombardés. Ils nous ont bombardés tellement, à la deuxième occasion, là, les, l’armée, pas l’armée, la division polonaise arrivait au front. C’était la première fois qu’elle arrivait au front et ils ont été bombardés quand ils s’en allaient en grandes lignées, toute une division qui s’en allait. Ils ont subi, je pense, quelque chose comme trois cents morts, par le feu brit… euh… américain celui-là. Ça c’est épeurant. J’ai un de mes confrères, moi, je l’ai appelé plus tard, le juge Dickson, qui a été le juge en chef du Canada pendant plusieurs années, Bryan Dickson, pas loin de Falaise, a perdu sa jambe à cause de ces bombardements-là, américains et Achille Orieux, qui était un de mes confrères de classe à l’école Provencher ici. Orieux c’est une vieille famille de Français, installée à St-Boniface, il avait fait son… j’était avec lui à Provencher et il a continué ses études à Provencher quand moi je suis allé au collège des Jésuites et il s’est enrôlé dans l’armée assez, assez jeune et on l’a envoyé avec le régiment de Maisonneuve, un régiment de Montréal. Et, il s’est, il est mort, justement à cause d’un de ces bombardements des Américains. Ah, il y a ce qu’ils appellent en anglais friendly fire, un feu ami. Mais un feu ami c’est désastreux parce qu’on s’attend pas. On s’attend à ce qu’ils vont aller bombarder plus loin, puis tout à coup, ils lâchent leurs bombes sur nous au lieu de le laisser, de les laisser tomber sur les Allemands, un peu plus loin. Alors, ça c’est désas… c’est pénible, ça. C’est arrivé deux fois au moins, peut-être plus, mais deux fois que je sache.