Faire partie de la Devil’s Brigade

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Description

M. Paquette nous décrit ce qu’était la Brigade du diable (ou Devil’s Brigade) et sa formation au sein de cette unité d’élite américaine et canadienne.

Wilfred Paquette

Mr. Paquette was born in Hull, Québec, in 1925. He enlisted in Cornwall, Ontario, and was then sent to Helena, Montana (United States) to undergo rigorous training reserved for an elite group of 1,600 American and Canadian men with special skills. The 1st Special Service Brigade was christened the Devil’s Brigade by the Germans. At Monte La Defensa, in Rocca d’Evandro, Italy, the Devil's Brigade earned a reputation for being able to overcome the impossible. After Italy, the Brigade headed towards France but was disbanded on December 5, 1944, and Mr. Paquette was posted to the Royal 22e Régiment, in Italy. While in the Po Valley, he was captured by the Germans and detained in prisoner of war camps until the end of the war.

Transcript

FAIRE PARTIE DE LA DEVIL'S BRIGADEJ'm'ai enrôlé à Cornwall, en Ontario, après ça, j'ai transféré pour la Devil's Brigade, la 1st Special Service Force. Pis là, j'ai été faire mon entraîn'ment aux États...QU'ÉTAIT LA DEVIL'S BRIGADE ? C'tait une brigade qu'y ont formée pour aller faire sauter les dams en Norvège. Pis on a fait d'l'entraîn'ment pour ça, pis, tout d'un coup, y ont cancellé l'invasion, pis là, y voulaient nous r'tourner à nos unités au Canada, mais notre Lieutenant Colonel Frederick, lui, y a décidé d'aller à Washington, pis garder l'unité ensemble. Pis ça été approuvé, pis on a été en Italie, après ça. Ben, on était 3 800 dans l'unité, en tout. C'était quarante pour cent canadien, pis soixante pour cent américain. On s'est ben arrangés entre les Américains, pis les Canadiens, ça ben marché. À part de ça, on a appris à faire sauter des ponts, y avait un pont à Montana, on l'a fait sauter... Y en voulaient p'us, ça fait qu'on l'a fait sauter. Notr' entraîn'ment de parachutiste s'faisait seul'ment qu'la nuit, nous autres. Le soir... On s'couchait l'soir, là, pis après-midi, pis le soir, vers minuit, on sautait. Ils nous donnaient un point de référence, là, pis y te débarquaient là, pis là, y fallait qu'tu t'en viennes au camp. On s'est habitués. Les premiers temps, c'était dur. Tu sautais une fois par semaine pour l'entraîn'ment. Fait qu'on a été plusieurs semaines... j'ai jamais compté. La première fois qu'j'ai sauté, moi, j'm'ai twisté le pied, pis là j'ai été un secousse pas capable d'sauter, mais ça a r'pris. Quand vous avez soixante-quinze livres d'équip'ment, là, c'est pareil comme sauter d'un mur de dix pieds avec rien su' l'dos, la vitesse que vous arrivez à terre.PRENDRE MONTE LA DEFENSA EN ITALIEEn Italie, quand on a fait la montagne d'la Monte Defensa, là, on l'a pris par en arrière, par le... avec des câbles comme j’vous contais là, pis après de passer par en avant, où est-ce qu'y avait l'ch'min. On a surpris les Allemands par en arrière. Y ont été trente-trois jours à essayer d'la prendre, hein ? Nous autres, on passait par en arrière, pis on la pris dans dix-huit heures. On était entraînés, j'vous dis...On dirait qu'la guerre, c'tait dans moi, j'sais pas là... T'sais veux dire ? Mon parrain, y a fait la Première Guerre Mondiale, mon père à fait la Deuxième, moi j'ai fait la Deuxième, mon frère a fait la Corée avec moi... Fait que... Ça été dans la famille... La famille des Paquette.

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