Prisonnier de guerre

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Description

M. Paquette nous décrit son expérience comme prisonnier de guerre.

Wilfred Paquette

Mr. Paquette was born in Hull, Québec, in 1925. He enlisted in Cornwall, Ontario, and was then sent to Helena, Montana (United States) to undergo rigorous training reserved for an elite group of 1,600 American and Canadian men with special skills. The 1st Special Service Brigade was christened the Devil’s Brigade by the Germans. At Monte La Defensa, in Rocca d’Evandro, Italy, the Devil's Brigade earned a reputation for being able to overcome the impossible. After Italy, the Brigade headed towards France but was disbanded on December 5, 1944, and Mr. Paquette was posted to the Royal 22e Régiment, in Italy. While in the Po Valley, he was captured by the Germans and detained in prisoner of war camps until the end of the war.

Transcript

PRISONNIER DE GUERREJ'ai été faire le débarquement de la France, mais après qu'y ont démobilisé l'unité, à [inaudible], moi, j'me suis en r'tourné en Italie. Les Américains, eux autres, ce sont en allés dans l'nord d'la France, y ont été trouver les bataillons d'parachutistes, au nord d'la France. Moi, j'ai descendu en Italie, pis j'ai été au « 22 »... Royal 22e Régiment. J'ai été là deux jours seul'ment. Y m'ont envoyé faire une patrouille, pour un pont, pis... quatorze hommes... pis deux hommes s'est fait tués, pis on a été douze qui s'est fait prendre prisonniers. On a manqué d'ammunitions, pis on pas eu d'support. Ça fait que les Allemands sont arrivés, pis y nous ont pris prisonniers. Ça fait que j'ai passé Noël avec les Allemands. J'ai bu du vin chaud avec eux autres, même. Y avait une grosse cuve de vin su' l'poêle, là... Mais, y fait fret en Italie, l'hiver... Y m'ont donné un verre de vin chaud, pis le l'lend'main, on était dans les fêtes, pis on a passé dans l'nord d'l'Italie, pis on a passé à travers d'la Po Valley.Quand on était dans l'convoi, le convoi, on a été pris dans un tunnel... Les Américains avaient bombardé un pont avant d'rentrer dans un tunnel, pis on a été sept jours pris dans un tunnel, dans l'gros froid, là... Pis on avait pas nos bottines, hein ? Toutes nos bottines étaient dans l'premier box car, en avant. On avait fret, c'était pas chaud, pis avant qui r'bâtissent la track pour passer, ça a pris sept jours. On était à noirceur steady. Le train était tout' dans l'tunnel. C'tait la noirceur vingt-quatre heures par jour. Pis là, on a été au camp d'prisonniers, le 7A, à Wolfsburg, pis de d'la, ben on marché jusqu'au 383, pis c'tait la fin d'la guerre, là. Pis quand y m'ont libéré, moi j'tais dans la [inaudible] « B » du camp 383, j'avais pogné une pleurésie. Y m'ont ôté mille cc d'liquide su' l'poumon gauche. Pis là, ben, quand qu'les Américains ont arrivés, y sont arrivés avec les ambulances, y ont embarqué nous autres les premiers, pis y nous ont emmenés à Nuremberg, à l'aéroport, pis y nous ont emm'nés dans un avion d'parachutistes... un Douglas C-47, pis y nous ont emm'nés en Angleterre la même journée... La même journée qu'on a été libérés. Pis là, j'ai passé neuf mois à l'hôpital : trois mois en Angleterre, pis six mois au Canada, ici. L'hôpital, ici, à Hull.Très bien soigné... j'avais une très bonne garde-malade... C'tait ma femme !

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