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Description
Benoît Roy nous raconte sa libération du camp de prisonniers. Il nous décrit également l’atmosphère qui régnait lors des célébrations à Londres et évoque son retour parmi les siens.
Benoît Roy
Benoît Roy was born in Ste-Hénédine on August 7, 1923. He enlisted in Québec City in 1942. He did his training at the Québec Citadel and in Chicoutimi. He embarked on the Queen Elisabeth for Scotland. He went to join the Fusiliers Mont Royal, where he specialized in mortars. He took part in the battles of Carpiquet and Falaise. At Falaise, on his 18th birthday, he was captured by the Germans. He tried to escape three times from the camp where he was a prisoner. He was liberated by the Americans and celebrated the end of the war in London.
Transcript
NOTRE LIBÉRATIONLe jour de la libération, j'me souviens, on était dans l'camp. Les Américains sont arrivés, pis y a pas eu d'histoires à raconter. Y nous ont donné à manger, pis j'ai été malade comme un chien. Y nous avaient donné du lard en canne, là. J'avais faim, tu comprends ben, j'ai mangé ça. J'ai fait une indigestion [rires]. Tu comprends, tout' est en... voyons, comment j'pourrais dire... en cannes, là, en boites de réserves, t'sais. Fait que, y nous garochaient ça. Y passaient avec le tank, y était rempli de toutes sortes d'affaires. La date, c'était au mois d'avril, c'était le 17 avril, j'pense. Les Américains nous ont transportés à Paris. C'est là qu'on a fait le tri pour le Canada, l'Angleterre... parc'que y avait toutes sortes de gens. Y en a qui s'en allaient en Islande...J'ÉTAIS À LONDRES POUR FÊTER LA FIN D'LA GUERRETout l'monde était des frères, pis des soeurs. On était à Trafalgar Square, là... C'est grand, ça. Y avait beaucoup de... c'était rempli comme ça, pis ça chantait, ça dansait, ça faisait tout. Même, y avait un pub, là, qui avait sorti la bière dans rue pour payer la traite aux gens. Y avait pas d'place pour rentrer dans l'pub, pis y avaient sorti la... Ah ! oui...MON RETOUR AU CANADAOn a descendu à Lauzon... à Lauzon, tout près d'Québec, en face de Québec. Et puis, les trains arrivaient tout' là. Là, Maman était là... y avait du monde, y avait du monde... Y avait à peu près cent personnes pour me recevoir. Et pis, j'ai pas été impressionné plus qu'il faut. J'étais content d'les voir, mais si j'peux arriver à un endroit que j'peux prendre un bon bain, une bonne douche, pis manger à mon goût, c'est tout c'que j'cherchais, j'cherchais pas d'autre chose. Y en avait trois autres qui arrivaient en même temps qu'moi, là, pis y avait pas un chat à leur rencontre, pas un... Personne