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Description
M. Silver parle de l’importance de connaître ce qui s’est passé durant la guerre et les conséquences sur le peuple canadien. Il parle aussi de la réaction des Canadiens face aux anciens combattants.
Normand Silver
Mr. Silver was born in Montréal. His father passed away when he was only three years old. He went to live with his grandparents in Gaspé for a few years. When war was declared, he wanted to enlist as a pilot but he didn't have the necessary schooling, so he signed up for the Navy in 1942. He did his basic training in Montréal. He worked aboard warships, in the boiler room, the area in the bottom of the ship that houses the heat and energy generating equipment. He left the navy in November 1945.
Transcript
Les Canadiens comprennent-ils l’effort des anciens combattants? Peut-être ben dix pour cent. Il y en a beaucoup, pour commencer, comme vous-même, la guerre était finie avant que vous avez venu au monde. Si que vos parents vous ont pas instruit de quoi ce qui s’est passé, vous le savez pas. Si on va dans des pays comme en Hollande, les enfants apprennent tout comment leur pays a été libéré puis les petits-enfants peuvent vous en conter plus que beaucoup de grand monde ici. Euh… Montréal, la ville de Montréal, ils ont jamais beaucoup pensé beaucoup des vétérans. Beaucoup de temps après la guerre, on étaient refusés de rentrer dans certains endroits. Ils nous disaient allez vous en chez vous, enlevez votre uniforme puis on va vous laisser rentrer. C’était pas ben gai ça après revenir. Il y a beaucoup de nos amis qui ont pas revenu. Il y a beaucoup de morts. Beaucoup de monde, ils nous disaient qu’on était des bons à rien, des bums, c’est pour ça qu’on s’était enrôlés, c’était pas trop gai. Aujourd’hui, on dirait qu’on est peut-être plus appréciés qu’on l’était dans ce temps-là. Ça, faudrait que dans toutes les écoles, que ce soit anglais, français ou juif ou Belgique ou que ce soit la nationalité que ça veut, faudrait que ils aient une journée par mois, au moins, ce serait d’instruire les jeunes enfants si ils ont un pays libre aujourd’hui, qu’on parle pas l’allemand ou le japonais, c’est grâce à des vétérans qui ont fait le sacrifice qu’il y en a beaucoup qui ont pas revenu. Vous savez, on en a perdu beaucoup. Puis il y en a beaucoup qui ont revenus blessés, il y en a beaucoup que ça aurait été mieux si ils seraient morts que revenir avec un bras puis une jambe ou pas de jambe puis pas de bras. C’est arrivé ça aussi. Puis il y en a qui sont revenus aveugle. Si vous allez faire un tour à l’hôpital Ste-Anne-de-Bellevue comme j’y ai été hier après-midi, j’y va une fois à tous les mois, le deuxième lundi du mois, on visite, on a soixante-seize rien que dans la marine qu’on a été visiter hier. Il y en a beaucoup, c’est pas trop beau à voir… c’est pas trop beau à voir… il faut avoir un bon moral quand on sort de là. Parce que, si on pense qu’on va s’en aller puis c’est la même âge que nous à peu près, vous savez. Puis, c’est pas trop c’est pas trop gai. Il y en a qui font pitié, puis ils viennent pas les voir, puis ils sont tous seuls. Personne vient les voir, puis il y en a que leur famille ont dit laissez nous tout puis on va vous laisser là, puis vous allez être bien, puis ils ont pris leur char puis ils ont dit on va venir vous chercher, on va vous amener chez nous. Il y va tout ben une fois par mois, des fois une fois par année. Fait que c’est pas tout des beaux cas. C’est une place que vous devez aller visiter, pour, juste pour vous-mêmes, pour savoir qu’est-ce qu’il arrive à des vétérans, nous… en conter nous autres, on est en bonne forme. Mais tous les vétérans qui sont pas en bonne forme que vous pouvez pas parler, vous pouvez pas parler avec, faudrait à ce moment-là avoir votre opinion de voir. Peut-être à l’hôpital de Ste-Anne-de-Bellevue, ils en prennent bien soin, mais ils peuvent pas faire rien, ils sont comme des statues. Il y en a qui sont là pis ils ont… ça fait… il y en a que, on leur parle puis ça fait comme des grosses larmes dans les yeux, puis ils peuvent pas s’expresser, rien. Ça fait pitié.