En rentrant de la guerre

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Description

M. Williams nous explique ce qui lui est arrivé en rentrant au Canada, une fois la guerre terminée.

Adolphe Williams

Mr. Williams was born on March 11, 1925, in Neguac, New Brunswick. He comes from a family of seven children. He enlisted in the North Shore Regiment and was sent to England. He spent a short time there before going into combat in France, where he had a leg injury. He spent a few weeks in a hospital in England then rejoined his regiment in France. He crossed France, Belgium, Holland and remained overseas until May 26, 1946.

Transcript

EN RENTRANT DE LA GUERRESu' l'bateau, y nous disiont tout' les belles affaires qu'on y allait avoir, l'ouvrage, c'était... On avait la priorité su' l'ouvrage et pis que y aurait pas d'misère à s'avoir des jobs, pis des choses de même. Mais quand on a arrivé, là, c'tait pas tout à fait' la même chose. D'l'ouvrage, y en avait pas. Ça fait que j'ai été dischargé le 26 de mai et pis une journée, j'pense que c'était dans l'mois d'juin, moi pis lui, mon chum, là, et puis quatre autres gars, on a pris un char, pis on a descendu une place qui s'appelle Inkerman. Vous avez dû avoir passé là, vous autres. Et puis, y avait une compagnie qui construisait d'la route, là. On avait entendu parler d'ça, on a descendus pour voir si on pouvait avoir une job et puis le boss nous a dit non, qu'y avait tout' ses hommes. Ça fait que, ch'min faisant, en s'en allant, on a décidé, moi pis mon chum, qu'on allait y aller r'joindre pour un autre cinq ans. J'ai dit : « OK, on s'rencontrera d'main matin, chez vous à sept heures, pis on prendra l'bus, pis on mont'ra à Fredericton, pis on joinra pour un aure cinq ans... » Ça fait que on a arrivés chez nous et pis moi, j'ai été m'coucher, pis j'ai dit à mon père : « Tu m'réveilleras d'main matin, faut qu'j'sois su' Donat à sept heures. On va r'joiner l'armée pour un autr' cinq ans... » Mon père voulait pas'n entendre parler, mais j'ai dit : « Quoi-ce que tu veux qu'on faise ? Y a pas d'ouvrage par icit', faut faire que'qu' chose... »Ça fait que vers onze heures, mon père est v'nu m'réveiller, y dit : « Y a deux gars qui voulont t'voir, en bas... » Ça fait qu'j'ai descendu en bas, pis y avait un monsieur, là, que j'connaissais pas, pis l'autr' que j'connaissais. Pis lui que j'connaissais pas, y a commencé à m'demander des questions, pis, y dit : « J'ai entendu parler que tu sortais d'l'armée... » J'ai dit : « Oui... J'ai pas encore mon discharge, mais j'vais aller l'chercher... » Ça fait que y dit : « Travailles-tu ? As-tu une job ? » J'ai dit : « Non... » J'ai dit : « On a été voir, aujourd'hui, à Inkerman, pour voir... Y a une compagnie d'construction qui bâtit un ch'min, mais on été voir est-ce qu'on pourrait pas avoir une job, pis le boss nous a dit qu'y avait tout' ses hommes... » Well, y dit : « I happen to own that company and – y dit – I'm looking for a chauffeur... » Y dit : « I'll pay you five dollars a day, seven days a week, and your expenses... » Ça fait, naturellement, là... écoute... Ça fait, j'ai dit : « When do I start ? » Y dit : « At four o'clock, tomorrow morning... » Là, c'tait vers onze heures et demi l'soir. Fait qu'le lend'main matin, at four o'clock, j'étais d'bout', y a pas d'trouble. Ça fait qu'j'ai embarqué avec lui, y m'a donné la roue, un char neu' qu'y avait ach'té la même journée et pis y dit : « Do you know where Perth-Andover is? » J'ai dit : « No... I don't have an idea at all... » Y dit : « Do you know where Fredericton is ? » J'ai dit « I've been there, but I've been there by rail... I've never been there by car... » Ça fait, y s'est assis dans l'siège d'en arrière, lui, pis y dit : « Do you know where Newcastle is ? » J'ai dit : « Yes... » Y dit : « Go right through Newcastle, you'll see the sign. Follow the sign until you get to Fredericton. If I'm asleep, wake me up and I'll tell you where to go for Perth. » Ça fait qu'j'ai resté à travailler pour eux autres... Deux frères. J'étais chauffeur pour aux autres...

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