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Description
M. Decorby nous parle d’une mission où son avion a été touché par l’aviation allemande.
Robert Decorby
Robert Decorby was born on October 20, 1919, in St-Lazarre, Manitoba. When war broke out, he decided to enlist in the Royal Canadian Air Force. He did his training in Dauphin, Manitoba, in Ontario and in Montréal, Québec. He then shipped out from Halifax to England. Once there, he took part in several missions on board Halifax bombers for Squadrons 408 and 434 (Goose and Bluenose). His aircraft was hit during a mission over Germany. He and his crew were taken prisoner. He spent several months in a Stalag Luft camp before he returned to Canada to work in his father’s store.
Transcript
MISSION PÉRILLEUSE (PARTIE 1)On s'est fait ramasser par les Allemands, là, quand on a atterri. L'aéroplane a cassé en trois morceaux, pis elle a pas pris en feu. Tout a éclairé dans l'aéroplane, là, mais après ça, c'est comme... le pilote, y dit : « Abandon aircraft... », you know ? Et pis, le bomb-aimer, y est proche d'la place qu'y a une ouverture, y a parti tout suite, lui... Après ça, là, moi, j'tais en troubl' en arrière, j'pouvais pas virer mon chose beaucoup, pis y a pas moyen de r'joindre la parachute qui était dans l'aéroplane, pis l'tirer avec moi, virer l'chose de bord, pis m'accrocher comme il faut, pis descendre... J'pouvais pas faire ça. J'tais pris, moi. Pis le pilote, y a changé d'idée. Y dit : « Well, maybe we'll... on va continuer comme on est pris là, on va essayer d'l'atterrir... » Pis le navigator, y est v'nu, y était pour v'nir au bout' où est-ce que... c'est difficile d'aller une place à l'autre... Y a des grosses affaires, là, dans l'milieu, à travers... Faut qu'tu montes, descends... Y s'en v'nait m'aider, voir si y était capable d'me décrocher un peu. Pis dans c'temps-là, ben, on perdait d'l'altitude tout l'temps, pis... Eux autres ont décidé de rester dans l'aéroplane, pis le pilote a fait une grosse effort. J'te dis que y a travaillé c't'homme-là pour atterrir c'te maudite affaire-là, pis on a atterri, mais on a frappé des ditch, des gros fossés. Mais, comme j'te dis, on aurait pu frapper dans des maisons. On s'rait pas icit' aujourd'hui. Ou bien donc des arbres, hein ? Y'n a en masse qui ont eu c'te malheur-là, j'ai prié un peu [inaudible] : « Je vous salue Marie... » Sais-tu, c'est pas qu'j'avais peur de mourir parc'que ça avait l'air d'une affaire qui était déjà décidée, mais c'est pour r'venir chez mes parents, mes amis d'la place que j'viens : Saint-Lazarre. Pis tout d'un coup, ça frappé, pis j'ai été frappé su'a tête, pis j'ai perdu connaissance, certain. Pis le mid-upper gunner, le gunner du top, y a pas eu de difficultés du tout. L'aéroplane était en trois morceaux, pis y est v'nu en arrière, où c'que j'étais, là, pis j’tais proche d’la terre, j'suppose, là, pis y m'a brassé : « Bob ! Hey, Bob ! », pis j'ai répondu, fait que j'tais en vie. Mais y un espace, là, j'tais ben assommé. Mais j'ai rien qu'une p'tite coupure su'a tête, là, tandis qu'le pilote, y était tout' en sang, lui, pis y débarquait d'l'aéroplane. Le navigateur, y a été envoyé une cinquantaine de pieds au loin, pis y faisait noir, pis c'tait l'temps... avant qu'les Allemands arrivent. Pis y avait des travaillants français qui travaillaient pour les Allemands, c'est les premiers qui nous ont découverts. Aujourd'hui, j'pense, des fois... Si j'avais dit à ces Français-là : « Avez-vous un uniforme française, ou que'que chose de même ? Pis j'm'en vais vous r'joindre, dans votre groupe, pis p't-être ben r'tourner... », j'aurais pu r'tourner en France, maybe. Mais ça a pas marché d'même... Pis j'y pense après, ben, si ça m'avait arrivé, les Allemands s'raient eu : « Hé! Où est le gars dans la queue, là ? Y est pas ici ? Quelle place qu'il est ? », pis j'aurais pu être en trouble en « son of a gun » là. Pis, après ça, y a les Allemands saouls, pis avec les fusils, pis fallait mettre nos mains en l'air. For you, the war is over... La guerre est finie pour toi... pour vous...