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Description
Jeanne Caron-D’Orsonnens a reçu l’Ordre royal de la Croix-Rouge, un prix pour l’excellence de son travail.
Jeanne Caron-D'Orsonnens
Jeanne Caron-D’Orsonnens was born in Montréal on August 4, 1916, and studied nursing at the Université de Montréal. Having completed her studies, she enlisted just after the war started, and left for England in 1941, where she was assigned to a hospital in Aldershot. There, she cared for the wounded coming back from the raid on Dieppe. For that work, she was decorated at Buckingham Palace. She was then sent to Italy with her unit; however, the ship carrying them was sunk in the Mediterranean Sea. She was rescued by an American destroyer, the USS Tilman. Despite this incident, she was deployed to Italy with 15th Field Hospital. Jeanne Caron-D’Orsonnens met her future husband, an officer in the Royal 22e Régiment, and after the war, they married in Canada and retired from the Army.
Transcript
J'AI REÇU L'ORDRE ROYAL DE LA CROIX-ROUGEQuand j'étais à [Horley], là, j'avais r'çu la nouvelle que j'étais décorée. Ça, c'était pas mal excitant. C'est l'commandant... on avait un mess d'officiers où on allait manger, puis le soir, quand j'suis arrivée, j'ai entendu chanter... tout l'monde chantait For She's A Jolly Good Fellow. J'avais aucune idée c'qui s'passait. Pis là, c'est l'commandant qui est v'nu me l'dire qu'y avait r'çu des nouvelles que j'étais décorée par le roi. Ensuite, on r'çoit une invitation – j'ai l'invitation ici – on r'çoit une invitation de Buckingham Palace, quand se présenter, quoi faire, quoi porter, pis on a l'droit à une invitée. Moi, évidemment, j'ai invité... j'avais personne... d'autres infirmières... j'avais invité quelqu'un là. Et puis, c'est très émouvant. C'est quelque chose auquel on s'attend pas, puis, par contre, au début d'la guerre, une décoration, c'tait tellement bien r'gardé. Les gens avaient, beaucoup, beaucoup d'respect pour les gens qui étaient décorés, hein ? Tout l'monde peut pas l'être, mais j'pense bien que ça reflète un peu sur les autres. Quand ils donnent une décoration à quelqu'un dans un régiment ou un hôpital, ça reflète un peu sur tout l'monde, j'pense bien, c'est pas une personne. Ça représente un groupe, j'croirais. Et puis, après ça, bien l'lend'main matin, j'ai des photos où les journaux américains avaient pris des photos, marquant qu'une Canadienne avait été décorée, pis j'tais à côté d'un vieux marin... Y était tellement gentil... Ça, ça c'est très bien passé. Après ça, bien là, comme j'vous dis, ça, c'était en '43, pis j'suis partie pas longtemps après pour l'Italie. C'est pas longtemps après que j'suis partie pour l'Italie. Pis on m'a remis un p'tit ruban parc'que quand on est décoré, on porte pas la médaille, mais on porte le ruban. Fait qu'ça, j'ai porté ça tout l'temps d'la guerre, pis après ça... pis on a eu d'autres médailles, on a eu nos autres décorations aprés. Pis les autres, c'est pas des décorations, ce sont des médailles de campagne qu'on a, hein ? On a avait déjà la p'tite médaille de campagne... d'enrôlement, puis de volontaire, puis, après ça, on a eu la campagne d'Italie... Puis, j'en ai quelques unes...