Tromper l’ennemi

Warning!

This video is only available in French.

Warning!

This video contains graphic content that may offend some viewers. Viewer discretion is advised.

Video file

Description

Après la formation de base à Québec, M. Jobin continue sa formation à Halifax pour apprendre à être canonnier et il fait partie de la police militaire à l’école des techniciens de la marine à Saint-Hyacinthe. Il est ensuite envoyé dans la Baie de Fundy pour patrouiller l’Atlantique…

Guy Jobin

Mr. Jobin’s father was a chemist for a mill in Chandler, in the Gaspé. During the Depression, his father left to go work in Masson, in the Outaouais Region, and the family joined him 18 months later. They settled in Buckingham and when war was declared young Guy Jobin, a lover of ships, wanted to enlist in the Navy. He did his basic training in Québec and then went to Halifax to learn to fire guns before being sent to British Columbia. His group of Canadians left on the British aircraft carrier HMS Nabob. The ship went down the Pacific coast, crossed the Panama Canal and stopped in Virginia before arriving in England, at Liverpool. There they found the remains of a city damaged by 9 days German bombings. The Nabob was active in the British Isles throughout the war. During a mission to Scapa Flow in northern Scotland, the boat was hit by a torpedo. Upon his return to Canada, Mr. Jobin was hospitalized for awhile.

Transcript

Tromper l’ennemiEn arrivant à Halifax, dans les premiers soirs, on a couché dans… Y’avait une aréna là, avec un plancher d’ciment. Y avait p’us d’place dans les baraquements, y bâtissaient des baraques mais ça fournissait pas, t’sais. On a couché là une bonne semaine ou deux avant d’avoir des baraquements. Moi c’t’ait correct, t’sais. J’avais d’l’entraînement. Pis là y bâtissaient l’école pour enseigner le lancement d’torpilles, l’école pour les canonniers, parc’qu’encore, on pratiquait comment tirer du canon avec des canons en bois, pis un boulet [inaudible] brass. Pis on rentrait ça d’dans, pis on changeait d’même. Tant qu’y ont pas eu des vrais canons pour nous entraîner, pis moi j’ai pas connu les vrais canons là, là, à l’école là, on était des canons d’bois, t’sais, c’est… c’était rudimentaire ça. C’tait l’début d’la guerre en 42, parc’que les premières années de la guerre, 40-41, ça grouillait pas beaucoup. Les troupes étaient assis en Angleterre, pis la marine, ben… Pis, notre problème, c’est qu’y avait pas assez d’bateaux pour les marins qui s’enrôlaient. Ça fait qu'y nous faisaient faire toutes sortes de travaux… peinturer ici et là, les baraquements, pis aider à construction.J’ai été sur la police d’la marine à Sainte-Hyacinthe, à l’école des techniciens en communications, t’sais, des drapeaux là, ces affaires-là. Pis là, y m’ont placé là, pis j’étais s’a police d’la marine là. Pas qu’j’étais ben ben fort, mais on surveillait, t’sais, dans l’village pour pas que – dans ville de Sainte-Hyacinthe – pour pas qu’les marins causent trop d’trouble. Fallait qui soient rentrés à 11 heures. Après ça, on m’a envoyé dans la baie d’Fundy, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Alors j’ai été sur un p’tit bateau qui faisait la patrouille dans baie d’Fundy. Savais-tu que les bateaux marchands avaient des canons d’bois sur certains d’eux autres, pis on allait enl’ver l’canon d’bois pour mettre un vrai canon. Quand les bateaux, avant qui s’forment des convois militaires là… y allaient par eux autres mêmes pas mal. Quand les Allemands voyaient qu’y avait un canon d’ssus, y l’approchaient pas trop, mais c’était un canon en bois. T’sais, c’est tout’ des choses, ça, qu’on a vécues.

Meta Data