Toucher le fond!

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Description

Départ de Vancouver à bord du H.M.C.S. Nabob vers Bremerton aux États-Unis pour charger le bateau de munitions. Une fois chargé, le bateau revient tranquillement vers Vancouver et à l’embouchure de la rivière Fraser, le bateau touche le fond de la mer.

Guy Jobin

Mr. Jobin’s father was a chemist for a mill in Chandler, in the Gaspé. During the Depression, his father left to go work in Masson, in the Outaouais Region, and the family joined him 18 months later. They settled in Buckingham and when war was declared young Guy Jobin, a lover of ships, wanted to enlist in the Navy. He did his basic training in Québec and then went to Halifax to learn to fire guns before being sent to British Columbia. His group of Canadians left on the British aircraft carrier HMS Nabob. The ship went down the Pacific coast, crossed the Panama Canal and stopped in Virginia before arriving in England, at Liverpool. There they found the remains of a city damaged by 9 days German bombings. The Nabob was active in the British Isles throughout the war. During a mission to Scapa Flow in northern Scotland, the boat was hit by a torpedo. Upon his return to Canada, Mr. Jobin was hospitalized for awhile.

Transcript

Toucher le fond !On va s’promener, là, pour apprendre à tirer, pis on s’en va à Bremerton, aux États-Unis, pour ramasser notre ammunition. Là, on a chargé not’ bateau de… parc’qu’on avait vingt… non… deux 5 pouces, four twin [inaudible] de chaque côté, pis four [inaudible], twin [inaudible] de chaque côté. Fait qu’ça prenait d’l’ammunition ces canons-là. Pis des [inaudible] là, c’est d’l’ammunition, hein, des clips de quatre, t’sais, dans des canisses là. En tout cas, on va chercher ça, pis on r’vient… Pis j’sais pas qu’est-ce qui est arrivé au capitaine, on l’a pas questionné trop trop, on frappait l’fond, à la gueule de la rivière Fraser. Les bancs de sable se promènent là, à la gueule d’la rivière Fraser, qui vient dans l’intérieur d’la Colombie-Britannique là. Fait qu’là, on a été pris là, pis ça à pas endommagé le bateau. Là, on a rentré d’même, ça faisait une friction, pis quand on a rentré là, moi j’tais sur l’flight deck, ça branlait un peu pis on a arrêté. En plein océan. Tu vois pas l’bord là et pis t’as frappé l’fond. Fait qu’là, là, ça a pris quatre jours. Y ont fait v’nir des tugboats, d’autres bateaux, j’pense qu’y’n avait treize ou quatorze qui étaient attachés après nous autres, pis à high tide là, tous les bateaux tiraient. À trois heures juste, j’pense qu’c’était, ou trois heures et dix, c’était high tide là, plus haut niveau. Fait qu’là, y partaient tout’ ensemble. Y ont manqué leur shot. Mais l’lendemain, tout d’un coup, ils l’ont décollé. Mais là, a fallu tout’ redéménager notre ammunition sur des barges, qu’on avait chargé aux États-Unis là. Y a fallu tout’ décharger ça, mettre ça dans des barges pour soulager le… pour le r’lever, pis après ça y a fallu l’remettre dedans [rires], comprends-tu ? Pis là, on est allé à North Vancouver. Y avait des cales sèches là. Fait qu’là, y nous ont rentrés dans une cale sèche puis, naturellement, y ont fait l’inspection du bateau en-d’ssous pour voir si on avait pas d’dommages. On aurait pu frapper des roches ou de… j’sais pas, t’sais, des épaves ou des bancs de sable… dunes, qu’on était là, là… mais l’bateau était correct.

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