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Description
M. Jobin et son équipage apprennent à tirer les canons 20mm et 40mm à San Diego. Ils traversent ensuite le canal de Panama pour s’arrêter à Norfolk, en Virginie. À l’époque, certains quartiers sont réservés aux noirs après 11 heures le soir…
Guy Jobin
Mr. Jobin’s father was a chemist for a mill in Chandler, in the Gaspé. During the Depression, his father left to go work in Masson, in the Outaouais Region, and the family joined him 18 months later. They settled in Buckingham and when war was declared young Guy Jobin, a lover of ships, wanted to enlist in the Navy. He did his basic training in Québec and then went to Halifax to learn to fire guns before being sent to British Columbia. His group of Canadians left on the British aircraft carrier HMS Nabob. The ship went down the Pacific coast, crossed the Panama Canal and stopped in Virginia before arriving in England, at Liverpool. There they found the remains of a city damaged by 9 days German bombings. The Nabob was active in the British Isles throughout the war. During a mission to Scapa Flow in northern Scotland, the boat was hit by a torpedo. Upon his return to Canada, Mr. Jobin was hospitalized for awhile.
Transcript
Vers l’atlantique On nous a envoyé à San Diego, la plus grosse base navale américaine, pour apprendre à tirer du 40 millimètres, pis du 20 millimètres. Fait qu’on a passé une couple de jours là, d’entraînement, parc’qu’on connaissait pas ces canons-là. Parc’ que les canons anglais, c’est des pom-poms, pis t’sais, ça c’était américain là. Là, on a appris à tirer là, pis après ça on s’est en allé dans l’canal de Panama. Pis c’tait intéressant l’canal d’Panama, du Pacifique à l’Atlantique. Pis dans le canal lui-même, c’tait un p’tit porte-avion, on avait rien qu’ça d’large chaque bord. Pis c’est des chars électriques qui t’traînent à travers le canal de Panama, d’une chose… comme le Canal Rideau là. Fait qu’là, t’sais, faut qu’ça soit ben serré, faut pas qu’ça frotte, pis faut pas que les… gun towers, là, frappent les côtés. En tout cas, y nous ont traversés là, là, c’était pas mal l’intéressant. Pis les Panam… « Panaminiens » là, c’est pas du monde vite là [rires]. Y jouaient au dominos su’ le… en attendant… pis t’sais, pis nous on voulait traverser.Fait que on a traversé à l’Atlantique, pis on est arrivé dans… où ce qu’y est le… la fameuse… voyons… qu’est c’est qui s’passe, en-bas là … au Mexique… les tornades là ! Drète là, on passe là, là, pis on passe à côté d’Cuba, jusqu’à Norfolk, en Virginie. Pis avant d’arriver à Norfolk, en Virginie, on frappe une de ces tempêtes, probablement un restant de tempête là, de tornade là. Fait qu’là on était en refit, dans les cales sèches, une bonne semaine, pis on avait l’droit d’sortir, mais… Pis dans c’temps-là, y avait, à Norfolk, en Virginie, des quartiers noirs qui étaient fermés avec des barrières à 11 heures le soir. Y barraient les rues, pis tu pouvais pas aller là. Nous autres on connaissait pas ça, c’t’affaire-là, dans l’temps. Ça fait qu’on s’promène dans les bars, on rentre dans un club, y a un grand noir qui nous arrive, tape sur l’épaule, y dit : « Eh ! Young fellow ! You better off not to come in here… Stay out of the gates… Reste en dehors des barrières. Y vont les ôter d’main matin… » Parc’qu’y dit : « C’est pas, c’pas sûr ici. » Fait qu’y est v’nu nous r’conduire à… c’était pas loin, t’sais… Y était ben smart le gars… Un grand noir. Pis là on a appris une leçon. C’est qu’on savait pas…