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Description
M. Jobin et ses camarades sont envoyés au nord de l’Écosse. Ils escortent un convoi militaire allant aider les Russes. En chemin, des sous-marins allemands croisent leur chemin.
Guy Jobin
Mr. Jobin’s father was a chemist for a mill in Chandler, in the Gaspé. During the Depression, his father left to go work in Masson, in the Outaouais Region, and the family joined him 18 months later. They settled in Buckingham and when war was declared young Guy Jobin, a lover of ships, wanted to enlist in the Navy. He did his basic training in Québec and then went to Halifax to learn to fire guns before being sent to British Columbia. His group of Canadians left on the British aircraft carrier HMS Nabob. The ship went down the Pacific coast, crossed the Panama Canal and stopped in Virginia before arriving in England, at Liverpool. There they found the remains of a city damaged by 9 days German bombings. The Nabob was active in the British Isles throughout the war. During a mission to Scapa Flow in northern Scotland, the boat was hit by a torpedo. Upon his return to Canada, Mr. Jobin was hospitalized for awhile.
Transcript
Torpillé (1ère partie)Une bonne journée, on nous envoie à Scapa Flow, au nord de l’Écosse, sur le Murmansk Run. Fait qu’on a monté à Scapa Flow et puis on était rattaché à la marine anglaise. On escortait des convois militaires qui arrivaient d’l’Amérique, t’sais, Canada, pis les Etats-Unis, pour alimenter l’armée russe qui faisait face aux divisions allemandes dans l’temps. Parce qu’y avaient rien les russes, y avaient perdu 20 millions d’hommes, j’pense, à c’moment là, là, pis fallait les alimenter. Pis y faisaient face aux divisions allemandes, pis les Allemands étaient rendus pas mal loin en Russie. Mais pendant qu’on faisait ça, y’avait l’fameux Tirpitz, y avait l’Graf Spee, y avait l’Tirpitz, le Bismarck. L’Bismarck, y avait été coulé l’long des côtes d’Afrique pas longtemps avant, mais y restait l’Tirpitz, qui était dans un fjord, en Norvège. Puis fallait qui sorte de d’là, l’hiver s’en v’nait. Pis, lui, fallait qui sorte de d’là, pis s’en aller en Belgique, où y fait plus chaud. Fait qu’là flotte anglaise, on l’attendait, quant qu’le… Pis nous, nos avions allaient l’bombarder… Y était placé entre deux fjords là, deux montagnes élevées là, pis on pouvait pas l’prendre de côté. Nos avions, y lançaient des torpilles, c’est bon, mais y pouvaient pas l’prendre de côté parc’que les montagnes, les fjords étaient trop hauts. Pis en avant, en arrière ou en arrière, en avant, l’arrière y était vers la terre lui… T’as pas d’target, t’sais, c’est pas assez gros, t’sais, tu peux pas t’tromper pour un lucky shot. Mais là, fallait qui sorte de d’là. Nos avions ont réussi à l’endommager un peu, mais pas pour la peine. Mais lui, y avait ses sous-marins en avant d’lui, dans l’Arctique là. Pis y montaient, y r’gardaient si y passait quelqu’un, pis y r’descendaient sans partir le moteur. Pis y t’avaient mis toute une gang de sous-marins là, là, pour le surveiller. Dès qu’y sorte là, y vont l’protéger.Fait que, y a commencé à sortir un peu, pis nous autres, ben, on avançait un peu plus. Un moment donné, y est arrivé c’qui d’vait arriver – pis on n’est pas les seuls – on a r’çu une torpille. On avait… dans la cale – parc’qu’y restait… nos avions lançaient encore des bombes de cinq-cents… lançaient des bombes de cinq-cents livres – ben c’tait storé en que’que part ça. On l’gardait pas dans nos poches. Fait qu’si la torpille avait rentrée dans les bombes de cinq-cents livres là, on s’rait encore après monter… On s’rait encore après faire un bout [rires]. T’sais… Ça aurait l’vé en… A pas frappé – a frappé en-d’ssous d’la cuisine, à l’heure du souper. Pis dans l’fond de d’ça, dans l’fond d’ces bateaux-là, y’avait un gros équipage, c’est pas un p’tit cul d’une assiette, là . [inaudible]. Y’ont tout tuer les cooks… J’étais pas loin de d’là moi, j’suis sorti de d’là, j’sais pas comment ça s’fait. Pour sortir de d’là, là… Pis, j’te parlais t’à l’heure de l’équipage qui s’occupe de sécuriser l’ship après un torpillage. Ben eux autres, y barraient les portes en bas. Fait qu’ceux qui restaient pris barrés en d’dans étaient finis, t’sais. Pis moi j’entendais les portes fermer derrière moi pis… Eh, on « s’poussayait » pour monter de d’là…À suivre …