Une note dans la poche de l’uniforme

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Description

Mme Messier raconte quelques anecdotes lorsqu’elle était domestique militaire à Fredericton, où elle s’occupait des uniformes des officiers.

Lyma Messier

A New Brunswick native, Mrs. Lyma Messier grew up in the country with two sisters and five brothers (one of whom fought overseas). On November 4, 1944, she started serving with the Canadian Women’s Army Corps in Fredericton and finished her basic training in Kitchener. She served as a batwoman with the officers and was also in the military police. Her strength of character, a legacy of her childhood, served her well in a sometimes difficult environment.

Transcript

Une note dans la poche de l’uniformeC’est là que j’étais en charge des trente-deux officiers, là. comme bat woman, là. Après une couple de semaines à faire ça, il m’a mis pour le bat woman en charge de bat woman. Il y avait moi, pis une autre fille. Trente-deux officiers. Tu sais, c’est pas de l’ouvrage, ça? Préparer tout leur linge, pis tout laver leur linge, pis tout pour trente-deux personnes, repasser leurs uniformes, shiner leurs souliers, shiner les boutons, sur le uniforme, partout. On commençait à six heures le matin, pis t’avais à peu près une heure et demi à faire tout ça. Pis chaque officier avait à peu près quatre uniformes chacun. Pis, il avait à peu près une douzaine de chemises. Ça fait qu’on prenait le dessus dans l’après-midi pour préparer les, c’était tout sur des grands rack en fer. Mais souvent, par exemple, dans les poches, de, de, de… quand on venait pour repasser l’uniforme pis tout ça, là, il y avait une petite note, regardez dans la poche ici, pis il y avait un p’tit cadeau pour toi. Des dix piasses, des vingt piasses. Ah oui, souvent ils faisaient ça les officiers.Ça ne m’empêchait pas de leur jouer des tours…On va là pour faire des lits le matin, pis nettoyer leurs chambres, chaque officier avait une chambre, il y avait trente-deux chambres à nettoyer. Pis j’ai dit, v’là des grosses boîtes de chocolats sur leur, sur leur bureau ou sur les petites tables à côté du lit. Je lève le machin, je le mets sur le bureau, je prends des chocolats. J’ai mangé cinq chocolats. Je prends cinq qui a là, pis je les mets là. (rire) Quand il vient pour manger celui-là en dessous, il n’a pas. (rire) Pis les officiers ont trouvé ça comique, ils ont ri.

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